Il existe de petites joies indicibles, comme un courant d'air quand il fait vraiment très chaud, ou un verre d'eau fraîche. Puis, acheter un livre chez Emmanuel, à la librairie du Grand Meaulnes, avenue de la République.
En pleine rentrée littéraire, pousser la porte, humer les nouveautés, se perdre dans les livres de poche, savoir qu'ici, dans cette librairie indépendante, il y a justement cette indépendance de l'esprit qui flotte.
Y entrer, c'est mettre un pied dans les plaisirs à venir, les livres que l'on n'a pas encore lus, ceux qu'on aime relire mais pas avec le même livre, ceux qu'on ne lirait pas si Emmanuel ne nous en avait pas dit du bien.
Cet espace, depuis son ouverture, est au-delà d'un simple espace où l'on vend des livres, car que justement, un livre va au-delà de son simple rôle de livre.
D'où l'importance de faire vivre cette librairie, comme un bistrot, une librairie n'est pas un commerce comme un autre, c'est celui de l'esprit, de la critique, du savoir, celui de l'ouverture. Alors, ce plaisir là, est peut-être simple, mais il est décuplé à chaque fois, quand sans s'y attendre, un titre attire l'œil.
Comme celui-ci : "Rentrée littéraire" d'Eric Neuhoff.