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    Les brèves de l’hystérique

    Petite tournée de brèves pour survivre à la semaine vierzonnaise

    Le patriotisme, mais avec commentaires

    Cette semaine, le Canon français a encore réussi son petit miracle habituel : faire surgir des commentaires racistes tout en provoquant davantage d’indignation contre ceux qui les dénoncent que contre ceux qui les écrivent. Une performance. À ce rythme-là, bientôt, le vrai problème d’un salut nazi sera la personne qui aura eu le mauvais goût de le prendre en photo.

    Alerte : un journaliste fait du journalisme

    Rémy a été envoyé couvrir un événement dans le cadre de son travail. Normalement, jusque-là, personne ne devrait avoir besoin d’un Doliprane. Mais certains ont découvert avec stupeur qu’un journaliste pouvait avoir une vie, des opinions personnelles et continuer à faire correctement son boulot. Prochaine révélation : le boulanger n’est peut-être pas politiquement neutre quand il fait votre baguette.

    Experts en déontologie, bonjour

    Facebook comptait déjà des infectiologues, des constitutionnalistes, des économistes et des spécialistes du Proche-Orient. Nous avons désormais les professeurs de journalisme. Le diplôme semble s’obtenir très rapidement : une connexion internet, trois préjugés et la phrase “de toute façon il est pas objectif”. Sciences Po tremble.

    Un nouveau groupe pour “débattre”

    Un groupe intitulé “Vierzon à droite et les patriotes” a fait son apparition. Aucun problème avec le principe : chacun crée sa page, défend ses idées, publie ce qu’il veut. C’est la démocratie. En revanche, si le “débat d’idées” consiste à commenter le physique des gens, leur santé, leur vie privée ou leur couple, il faudrait peut-être remplacer “patriotes” par “Voici, édition sous caféine”.

    La vasectomie, nouveau dossier municipal

    Nous avons donc appris cette semaine que la vasectomie de Rémy passionnait certaines personnes. On attend désormais avec impatience les prochains grands sujets d’intérêt local : la marque de ses chaussettes, son dernier bilan sanguin ou la fréquence de ses rendez-vous chez le dentiste. Le conseil municipal sera prévenu.

    Le physique des femmes, argument politique ultime

    Quand on n’a plus grand-chose à dire sur les idées, il reste apparemment une méthode ancestrale : commenter le physique d’une femme. Très moderne. Très courageux. Et surtout extrêmement révélateur du niveau intellectuel auquel certains souhaitent placer le débat public. Continuez surtout : vous démontrez exactement pourquoi il faut parler.

    Les finances pour les nuls, mais très sûrs d’eux

    Cette semaine, on a aussi eu droit aux grands mots : budgets, factures, insincérité, scandale, honte à vous. C’est spectaculaire. Puis parfois, quand on refait simplement l’addition, l’apocalypse budgétaire ressemble soudain beaucoup moins à une apocalypse. Comme quoi, une calculatrice peut devenir un outil révolutionnaire.

    La capture d’écran, patrimoine local

    Petit rappel d’utilité publique : tout ce que vous écrivez publiquement peut être lu. Tout ce qui peut être lu peut être capturé. Et tout ce qui peut être capturé peut miraculeusement réapparaître au moment où vous expliquez “j’ai jamais dit ça”. Internet est décidément une invention pleine de surprises.

    On peut plus rien dire ? Si, justement

    Bien sûr que si, vous pouvez toujours tout dire. La preuve : certains le font toute la journée. En revanche, les autres peuvent répondre. Et c’est généralement à ce moment précis que la liberté d’expression devient soudain beaucoup moins séduisante. Étrange phénomène.


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