Se rendre au contenu
  • Accueil
  • Politique & Actualités
    • L.es chroniques du gauchiasse
    • Les chroniques de l'hystérique
    • Actualités
    • On en a gros !
    • Les brèves du gauchiasse
    • Les brèves de l'hystérique
  • Les insolites
  • La presse en parle
  • Noir & Blanc
    • Ça s'est passé à Vierzon
    • Au fil de Vierzon
    • Café Ô Berry
    • Ciné Lumière & France 2
    • Festival décalé 2025
    • Gare & Trains
    • National Palace
    • Nuit du handicap 2026
    • Portraits
    • Société Française de Vierzon
  • Jacques Brel
    • En photos
    • En musique
  • Vierzon d'avant
    • Ma chère maman
    • Célestin Gérard, le Vosgien bienheureux
    • La marchande de glaces et de châtaignes
    • L'Olympic, de derrière la vitre
    • Le central téléphonique, cette verrue inexplicable
    • La ville-usine : la porcelaine Larchevêque
    • Les fours à globe, ces ruines oubliées
    • Monoprix, le centre-ville de mon enfance
    • Quelle émouvante intimité
    • Rendez-vous à la boîte à lettres de la place Foch
  • En textes à textes
    • Avenue d'Antioche
    • Chaussures et trottoir
    • Cher Didier
    • Chers gens d'ici
    • Ce sont deux jeunes hommes
    • Ecrire
    • Rire
    • J'ai ma rue comme des rides
    • J'ai mal Amazon, à ma zone de confort
    • Je marche dans la nuit vierzonnaise
    • Je sais ce que la caisse automatique ne me dira jamais
    • Il n'y a plus de pierre
    • La commode
    • Le phare de l'île Saint-Esprit
    • Le roi qui ne pouvait pas craquer une allumette
    • Le soleil soupirait
    • Les cris vains
    • L'eau de l'étang
    • La barre du tribunal
    • La dame au chien dans la poussette
    • La plume journalistique n'est pas robotisée
    • L'homme qui s'est fait manger par son nombril
    • L'homme qui tentait décrire pour être lu
    • L'extrême condition du lecteur
    • Ma chère ville, bon sang de ville
    • Mon père était un prolo
    • Mots croisés
    • Pandémie
    • Patrice, mon pote âgé
    • Pascale Dietrich, une auteure de polars à Vierzon
    • Parle à mon verre, ma vigne est malade
    • Peut-être qu'au bout de l'écriture
    • Road movie
    • Rose
    • Rosetta aime Tchouri
    • Salut vieux pote (la statue du square Emile Péraudin)
    • Tu aurais aimé la suite des choses
    • Urgence de l'hôpital de Bourges
    • Livres
  • Le coin des lecteurs
    • "De l’école de mon enfance à celle où j’enseigne : une même promesse", de Djamila Kaoues
    • "Donna Summer n’a qu’à bien se tenir", de Laurent Aucher
    • "Gardons les yeux ouverts" de Laurent Aucher
    • "Libérer Vierzon », mais de qui  et de quoi ?" de Laurent Aucher
    • "Déjà en refusant de banaliser  l'extrême-droite" de Laurent Aucher
    • "Vierzon, 1939-1944 : une ville retient son souffle"  d'Hassen Chébili
  • Passe temps
    • Le coin des gamers de Vierzon
    • Mots croisés
    • Mots fléchés
    • Mots cachés
  • Contactez nous


      • Accueil
      • Politique & Actualités
        • L.es chroniques du gauchiasse
        • Les chroniques de l'hystérique
        • Actualités
        • On en a gros !
        • Les brèves du gauchiasse
        • Les brèves de l'hystérique
      • Les insolites
      • La presse en parle
      • Noir & Blanc
        • Ça s'est passé à Vierzon
        • Au fil de Vierzon
        • Café Ô Berry
        • Ciné Lumière & France 2
        • Festival décalé 2025
        • Gare & Trains
        • National Palace
        • Nuit du handicap 2026
        • Portraits
        • Société Française de Vierzon
      • Jacques Brel
        • En photos
        • En musique
      • Vierzon d'avant
        • Ma chère maman
        • Célestin Gérard, le Vosgien bienheureux
        • La marchande de glaces et de châtaignes
        • L'Olympic, de derrière la vitre
        • Le central téléphonique, cette verrue inexplicable
        • La ville-usine : la porcelaine Larchevêque
        • Les fours à globe, ces ruines oubliées
        • Monoprix, le centre-ville de mon enfance
        • Quelle émouvante intimité
        • Rendez-vous à la boîte à lettres de la place Foch
      • En textes à textes
        • Avenue d'Antioche
        • Chaussures et trottoir
        • Cher Didier
        • Chers gens d'ici
        • Ce sont deux jeunes hommes
        • Ecrire
        • Rire
        • J'ai ma rue comme des rides
        • J'ai mal Amazon, à ma zone de confort
        • Je marche dans la nuit vierzonnaise
        • Je sais ce que la caisse automatique ne me dira jamais
        • Il n'y a plus de pierre
        • La commode
        • Le phare de l'île Saint-Esprit
        • Le roi qui ne pouvait pas craquer une allumette
        • Le soleil soupirait
        • Les cris vains
        • L'eau de l'étang
        • La barre du tribunal
        • La dame au chien dans la poussette
        • La plume journalistique n'est pas robotisée
        • L'homme qui s'est fait manger par son nombril
        • L'homme qui tentait décrire pour être lu
        • L'extrême condition du lecteur
        • Ma chère ville, bon sang de ville
        • Mon père était un prolo
        • Mots croisés
        • Pandémie
        • Patrice, mon pote âgé
        • Pascale Dietrich, une auteure de polars à Vierzon
        • Parle à mon verre, ma vigne est malade
        • Peut-être qu'au bout de l'écriture
        • Road movie
        • Rose
        • Rosetta aime Tchouri
        • Salut vieux pote (la statue du square Emile Péraudin)
        • Tu aurais aimé la suite des choses
        • Urgence de l'hôpital de Bourges
        • Livres
      • Le coin des lecteurs
        • "De l’école de mon enfance à celle où j’enseigne : une même promesse", de Djamila Kaoues
        • "Donna Summer n’a qu’à bien se tenir", de Laurent Aucher
        • "Gardons les yeux ouverts" de Laurent Aucher
        • "Libérer Vierzon », mais de qui  et de quoi ?" de Laurent Aucher
        • "Déjà en refusant de banaliser  l'extrême-droite" de Laurent Aucher
        • "Vierzon, 1939-1944 : une ville retient son souffle"  d'Hassen Chébili
      • Passe temps
        • Le coin des gamers de Vierzon
        • Mots croisés
        • Mots fléchés
        • Mots cachés
    • Contactez nous




    Ma chère maman,

     

    j’ai voulu figer dans une énième photo de la rue de la République, cette ambiance si singulière qui me remplit le cœur à la fois de tendresse et de calme, de joie simple et d’envie. 

    Bien sûr, tu n’as pas, avec l’image, le son, le bruit de fond singulier qui donne à la vie l’oscillation indispensable à sa fluidité. Mais je dois admettre qu’à l’instant où j’ai appuyé sur le déclencheur, j’ai su que j’avais enfermé là, l’âme de toute une ville, son essence, ses flux divers et l’héritage profond que le foncier doit à ses habitants, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

    Je suis un voyageur privilégié, ni en train, ni en voiture, non, mais sur le dois du temps et c’est pour cette raison, qu’à voir cette rue dans différentes époques, forge ma conviction que c’est ici que tout se passe et se passera à l’avenir. 

    Regarde, maman, l’agencement de ces petits pavés, comme une vaste mosaïque urbaine. Si tu pouvais entendre leur chant  sous la gomme des roues des rares voitures et sous les boyaux des vélos qui passent. 

    Tout semble lié, les piétons qui marchent, ceux qui discutent sur le trottoir, le choix des directions, la silhouette massive des Nouvelles Galeries en face et celle de cet autre bâtiment, sur la gauche, A la ville de Vierzon qui ne fait que perpétrer la tradition des grands magasins comme les aime cette ville.

    J’aimerai tant que ce décor reste figé et puisse se transposer, de décennies en décennies, comme une sorte d’infaillibilité, quelque chose d’immuable qui rappellerait l’importance de le conserver. 

    Je sais que cet endroit sera toujours reconnaissable, qu’il battra sans cesse au rythme d’une ville qui change. Je me suis posté au milieu de la route et j’ai pris la photo, mariage élégant de ce que cet endroit révèle de douceur.

    En face, on part vers Bourges, à droite, vers l’Espagne, derrière moi, à Tours d’un côté, à Paris de l’autre, je suis ici à l’épicentre de toutes les directions possibles, Vierzon a toujours été au milieu de tout, une punaise sur un plan. 

    Et d’ici, je sens l’importance d’y être, même si la nonchalance des passants ne confirme pas la singularité de ce lieu. C’est le Vierzon éternel, celui que l’on a envie de figer parce qu’épuré des contraintes des époques qui vont arriver. 

    La ville a traversé ses principaux défis, elle s’est imposée industriellement, elle vit encore de porcelaine, de confection, de tracteurs, elle n’a pas besoin d’imposer son image, son image s’est imposée.

    Elle compte, on la traverse de part et d’autres, pour aller d’un endroit en France à un autre en voiture, la même chose en train, à l’intersection de deux transversales immuables. 

    Ce n’est pas une simple photo, c’est un concept, ici toute la France se déverse l’été et quand ce n’est pas le cas, la quiétude souffle comme un vent léger sur une plaine, une insouciance universelle. 

    Ce cœur des choses bat toujours, il y a là un concentré d’urbanisme, de façades légendaires et un art de vivre à la Vierzonnaise.

    Je suis à la fois le piéton qui traverse la rue au loin, la personne sur le vélo et celle qui conduit la voiture, je suis les murmures des discussions sur le trottoir de gauche et le pharmacien que l’on ne voit pas derrière la porte fermée. 

    Je suis tous ces gens en même temps et je suis seul, au milieu de la route, à m’imprégner de cette image que je t’envoie par dessus le temps. 

    Je sais que de tous mes voyages, c’est ici que je reviendrai le plus souvent car c’est sans doute que Vierzon est vraiment Vierzon.

    Je n’ai plus de tes merveilleuses confitures, ni de ce carnet si soyeux que tu m’as adressé la dernière fois.


    Votre petit Vierzonnais à travers le temps.


    Copyright © Vierzonitude
    Généré par Odoo - Créer un site web gratuit