Une partie des électeurs qui ont voté pour Ahmed Taoussi avaient envisagé Vierzon autrement. Depuis le 29 mars dernier, le centrisme vierzonnais a le goût de l'extrême droite. Et apparemment, cela ne dérange pas son chef de file.
Car depuis samedi, depuis que Yannick Le Roux jurant ne pas être d'extrême droite, a fait allégeance à Marine Le Pen en lui accordant son parrainage pour 2027, certains centristes vierzonnais doivent avoir des crampes d'estomac. Mais pas tous, il y en a qui s'accommodent de tout, même du pire.
A aucun moment, les deux élus de Vierzon autrement n'ont cherché à se démarquer du positionnement. On ne va pas non plus mordre la main qui vous nourrit... et vous fait exister politiquement. Le sucre d'orge en forme de vice-présidence à la communauté de communes a bien fonctionné. Remarquez, il a fonctionné pour d'autres, aussi peu gêné de ne pas voir l'éléphant du RN dans le couloir.
"Tu as accepté une vice-présidence de la communauté de communes, au sein d’un exécutif auquel participent également des représentants de cette majorité municipale. Bien sûr, la communauté de communes et le conseil municipal sont deux assemblées distinctes. Mais cette distinction institutionnelle ne suffit plus à répondre à la question de ta cohérence politique."
Pour l'élu de l'opposition, "tu ne peux pas entretenir indéfiniment cette ambiguïté : un pied dedans pour exercer les responsabilités, un pied dehors pour t’en désolidariser."
Quelle ligne politique y défends-tu ? Quelles limites as-tu posées ? Et quelles conséquences tires-tu de l’alignement désormais revendiqué du maire de Vierzon sur le Rassemblement national ?"
"Les habitants ont droit à davantage qu’un jeu d’équilibriste. Une fonction s’accepte, une responsabilité s’assume, une position politique s’explique. L’indépendance se démontre dans les votes, dans les prises de parole et dans le courage de nommer les choses."