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    "Samedi, au théâtre Mac-Nab, le masque est tombé",

    Un élu de l'opposition met le maire face à ses responsabilités politiques
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  • "Samedi, au théâtre Mac-Nab, le masque est tombé",
  • 22 septembre 2026 par
    RB & B
    | Aucun commentaire pour l'instant


    "Samedi, au théâtre Mac-Nab, le masque est tombé", a dit, ce mardi soir, Toufik Driff, élu de l'opposition, dans ses propos liminaires.

    "Vous récusiez l’étiquette d’extrême droite. Vous revendiquiez votre indépendance à l’égard des états-majors nationaux. Et vous voilà qui annoncez votre parrainage à Marine Le Pen et lancez, comme le rapporte Le Berry républicain : « Vive le RN » !

    Cette fois, Monsieur le Maire, personne ne vous colle une étiquette. Vous l’avez vous-même brandie, sous les applaudissements."

    Rappelons que samedi 19 septembre, Yannick Le Roux a expliqué qu'il apporterait son parrainage à Marine Le Pen pour les présidentielles 2027.

    "Vous pourrez toujours expliquer que vous n’avez pas de carte d’adhérent. Vous avez désormais la candidate, les mots d’ordre et le cri de ralliement. À vous voir reprendre les discours des responsables du RN et de l’UDR, quelle autonomie politique nous donnez-vous à voir ? Vous revendiquez le rôle d’un homme libre et vous donnez l’image de leur pantin politique."

    "Et cette impression va jusque dans votre communication", poursuit Toufik Driff.

    "À Carcassonne, le maire se montre avec une truelle et des parpaings pour fermer un squat. À Vierzon, vous voilà à votre tour, visseuse à la main. Même posture, même mise en scène : seul l’outillage change.

    Après la truelle, la visseuse : voilà donc votre contribution originale au débat public.

    Mais votre intervention de samedi soulève une contradiction plus profonde.

    Vous êtes policier. Vous invoquez l’ordre, le respect de la loi et l’exemplarité. Et vous annoncez votre soutien à Marine Le Pen, condamnée en première instance pour détournement de fonds publics. Votre exigence d’exemplarité s’arrête-t-elle là où commencent vos amitiés politiques ?"

    Pour l'élu d'opposition, il y a plus grave, dans cette ville.

    "Cette clarification politique nous conduit aussi à parler du climat qui s’installe dans notre ville. Depuis la campagne électorale, nous voyons se libérer, notamment sur les réseaux sociaux, une parole raciste, xénophobe, sexiste et haineuse.

    Des habitants sont pris pour cible en raison de leur origine ou de leur religion.

    Nous refusons que cette violence devienne le bruit de fond ordinaire de la vie vierzonnaise.

    Monsieur le Maire, nous ne vous attribuons évidemment pas chaque commentaire publié sur Internet. Mais votre fonction vous oblige : que dites-vous à ceux qui se réclament de votre camp et pensent pouvoir tout se permettre ?

    Nous attendons de vous une condamnation claire, sans détour et sans complaisance, y compris lorsque ces propos viennent de vos propres soutiens. Face au racisme, au sexisme et à la haine, il ne peut y avoir ni silence, ni ambiguïté, ni indulgence partisane."

    in Les chroniques du gauchiasse
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