Il ne s'agit plus de commentaires publiés par quelques excités d'extrême droite, qui se croient en mission divine pour protéger le maire de Vierzon.
Il ne s'agit plus non plus de publications haineuses qu'un quarteron de militants chauffés à blanc par leur propre bêtise propagent à travers les réseaux sociaux en se permettant eux mêmes de faire ce qu'ils condamnent des autres.
Il s'agit de propos publics, de phrases prononcées devant cinq cent personnes (selon le comptage du R.N) au Mac-Nab samedi.
Il s'agit de phrases prononcées par des gens qui ont des responsabilités locales comme le maire désormais R.N de Vierzon ou qui veulent avoir des responsabilités nationales comme Ugo Ianuzzi mendiant un poste de sénateur pour faire oublier son score aux municipales.
Il s'agit de gens, estampillés extrême droite, qui prennent plaisir à dénoncer la haine des autres tout en l'entretenant dans leur cénacle, en faisant de leurs opposants des ennemis à abattre.
Jamais, ici, et sur les réseaux sociaux, nous n'avons placé le débat sur des attaques sur le physique, la vie privée; jamais nous n'avons frontalement insulté. Certains l'ont cru, parce qu'ils ne font pas la différence entre l'insulte, la satire et l'ironie et surtout, parce qu'ils veulent absolument avoir quelque chose à reprocher aux autres qui ne pensent pas comme eux.
Le maire Yannick Le Roux, galvanisé par des applaudissements qu'il n'entendra jamais dans d'autres circonstances, frustré qu'une opposition citoyenne puisse se joindre à une opposition politique pour contrer ses humeurs noires qu'il déverse sur la ville, s'est livré à cet exercice.
Lui qui dépose plainte quand on on ose traiter son programme de "facho", balance du "bolchevique" à tour de bras, du mépris plein la bouche.
Qui qualifie des parlementaires de gauche de ""musée des horreurs du marxisme-léninisme". Est-ce digne d'un homme qui prétend être le maire de la seconde ville de Cher ? Mais il y a longtemps que nous avons le deuil, chez lui, de toute trace de grandeur de la fonction qu'il exerce.
Et Ugo Iannuzzi, le parachuté feutré, le marquis des salons nationalistes, qui en salivant au micro, s'exclame, fier de lui : "Et quoi qu'en pensent nos punks à chiens locaux qui auront tout tenté pour empêcher cette réunion de se tenir..." Voilà comment il voit cette grande partie des habitants de Vierzon qui s'opposent à lui.../... Alors oui, nous sommes peut-être moins bruyants qu'eux et plus polis, moins odorants, nous ne bordélisons ni leur fête de l'huma discount, ni leur contre manifestation, ni leurs petits happenings."
Ce mépris de classe est à vomir. Surtout dans une ville de gauche où l'extrême droite a fait son lit sur des peurs fantasmées, Le R.N, qui se dit proche du peuple et qui s'essuie les pieds dessus comme le fait le maire de Vierzon, maire de ses propres électeurs.
Alors, non, il ne s'agit plus de commentaires charriés par l'immense trou de balle des réseaux sociaux, il s'agit de mots sortis de bouches pour s'infiltrer dans des oreilles complaisantes, des mots qui cherchent à humilier, à rabaisser, à montrer de la part de ses auteurs, une supériorité. On ne fera pas de parallèle, ceux qui n'ont de fumier sous les paupières auront compris le message.
Et ces gens-là veulent un pays sous le talon de leurs bottes. Là, normalement, tout le monde a compris.