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    Les brèves de la semaine

    Censure, logo et autres détails
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  • Les brèves de la semaine
  • 3 octobre 2026 par
    RB & B
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    Censure. Yannick Le Roux, le maire R.N de Vierzon, s'est trouvé une nouvelle occupation : la censure. Dommage qu'il ne pratique pas l'auto-censure, ça nous ferait des vacances.


    Ciseaux. Le maire a confié une paire de ciseaux à son directeur de cabinet. Et voilà qu'il a découpé la moitié du programme du théâtre Mac -Nab avec. Donnons lui du papier crépon, il re-décorera la mairie.


    Sale gosse. Le maire censure une pièce de théâtre qu'il n'a jamais vu. Sale gosse qui dit ne pas aimer ce qu'il a dans son assiette alors qu'il n'y a pas goûté.


    Histoire belge. La Belgique a été la première à parler de la censure culturelle à Vierzon. Après Brel, toujours là les Belges pour nous faire une réputation.


    Silence. A aucun moment, le maire nationaliste de Vierzon ne s'est exprimé lui-même à propos de la pièce de théâtre censurée. Finalement, il pratique bien l'auto-censure.


    Erection. Le maire de Vierzon a redressé la tour penchée, symbole de la ville. Pas de doute, le masculinisme bat son plein.


    Logo. La ville de Vierzon a donc un nouveau logo. Naïvement on pensait que c'était celui du R.N.


    Devise. La devise "ne demande guère à autrui" est fausse. A Vierzon, avec l'extrême droite au pouvoir c'est "demande plus aux Vierzonnais".


    Liberté de la presse. Le maire de Vierzon a pris la défense du média Frontières évincé de la fête de l'association Veille solidaire de Vierzon le 19 septembre dernier. Ouf, on a cru qu'il défendait la liberté de la presse.


    Plainte. Le maire de Vierzon a dit déposer une plainte contre une vidéo satirique qui circule sur les réseaux sociaux. Celui qui détient l'humour de l'extrême droite est prié de la restituer.


    Remède. L'extrême droite affirme ne pas être antisémite. Au festival de Montreux, cette blague ferait un tabac.


    Ras le bol. Yannick Le Roux ne pouvait plus supporter l'ancien logo de la ville de Vierzon. Content que le maire prenne conscience de ce que l'on ressent à son égard.


    Confondant. Le maire confond rivière et fleuve, il confond Théodore avec Franklin Roosevelt, il confond la Corée avec le drapeau de la marine japonaise. D4où son nouveau surnom :


    Oups. "Soleil couchant sur la Corée du Nord", selon le maire.




    Les pamphlets de la semaine : 


    Le souverain R.N régnant sur sa piétaille
    Décida de changer l’angle des armoiries,
    Se disant, en baillant, que suivra le bétail
    Trop content qu’on lui offre une autre théorie.


    Ainsi, la tour penchée, le Sieur la redressa

    Car beaucoup trop à gauche pour un nationaliste,
    Dont l’ordre devient trouble, au point qu’il insulta
    L’histoire de la ville en allongeant sa liste.


    Sans doute a-t-il en tête que la plèbe s’allonge

    Devant lui, comme un signe, de pure soumission.
    Cette tour redressée n’est qu’un zélé mensonge
    Pour parfaire un égo sans grande inspiration.


    Ce monument si droit, comme il flatte son œil,

    Excite son égo et gonfle son poitrail,
    Il l’admire en vainqueur, du fond de son fauteuil
    Roitelet de Vierzon qui se croit à Versailles.


    ______________________________________________



    Au Mac-Nab, ça sent, sûr, l’odeur de la censure,

    Le mauvais choix du roi, le caprice du prince,
    Oh pas de sang, sûr, mais on fera sans, sûr,
    La pièce de théâtre qu’un extrémiste évince.


    C’est en balançant sur, l’esprit de création

    Jugé trop politique, et trop indécent, sûr,
    Quand on met sur la scène tout un banc de poissons
    Qui nagent dans l’outrance tout en vomissant sur


    Tous ceux qui ne sont pas dans ce côté obscur.



    Au Mac-Nab, ça sent sûr, les mises à l’index,

    L’interdit, l’illicite, jusqu’à l’imprimatur,
    On raye du programme une œuvre sans complexe
    C’est dire le respect porté à la culture.


    A Vierzon, ça sent, sûr, le vœu de mise au pas,

    De la prohibition sociale et culturelle,
    De tant d’amputations dont on voit les dégâts
    Comparable à une invasion de sauterelles.


    Et demain, quelle lame tranchera dans le vif ?

    Une expo, un artiste, une photo hors des clous ?
    Tout ça pour que ça colle avec un objectif :
    Obliger Vierzon à marcher sur ses genoux.


    __________________________________________



    Un jour, en Vierzonie, un cultureux austère

    Qui ne possédait rien des clefs de la finesse,
    Crut bon d’intervenir pour couper la lumière
    D’un théâtre victime d’une immense détresse.


    En censeur établi voulant imposer l’ordre

    Il confondit théâtre avec la bouillabaisse,
    Et la bouche remplit des canines pour mordre
    Il imposa sa loi raidit de sécheresse.


    Pourtant au même endroit, un marquis sans scrupule

    Gesticulant de haine, le discours en barbouille,
    Faisait frémir la salle avec ses cris de mule
    Loin du théâtre fier d’un auteur comme Anouilh.


    Pourtant, c’est cet auteur qui eut sa préférence,

    D’une pièce tragique pour la démocratie,
    Écrite avec l’odeur des thèses les plus rances
    Loin des douceurs sucrées de quelques poésies.


    Depuis lors, à Vierzon, l’obscurité domine,

    On prie le Suzerain de donner son avis,
    Si la sou-soupe est bonne, si claire est notre urine,
    Si les mots prononcés sont ceux qu’il a choisis,


    On lui masse les pieds, on lui oint la poitrine

    D’une huile qui ferait , parait-il des miracles.
    Il arrache des pages aux livres de cuisine
    Qu’il prend pour un livret de salle de spectacle.


    C’est pour cela qu’il a interdit la blanquette

    Y voyant, dans la sauce, un danger politique,
    Le veau est trop de gauche pour apparaître honnête
    Que penser des carottes, trop près des bolcheviques…




    in Les chroniques du gauchiasse
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