Jamais sans doute, le commissariat de Vierzon n'aura enregistré autant de plaintes pour une même cause.
Depuis le lancement officiel de la campagne de l'extrême droite, le bureau des plaintes, rue Mac-Nab, est devenu l'arbitre des inélégances quotidiennes.
Le premier à avoir dégainé sur procès verbal, c'est le candidat Yannick Le Roux lui même, mécontent que Vierzonitude ait pu résumer son programme par "du facho, rien de nouveau". La plainte a été classée sans suite.
En revanche, ce qui n'est pas sans suite, c'est l'avalanche d'allers et retours au commissariat de Vierzon : les opposants contre les partisans, les partisans contre les opposants, Vierzonitude contre les partisans, les partisans contre Vierzonitude...
On n'en finit plus.
Jamais, et on dit bien jamais, dans l'histoire politique vierzonnaise, nous n'en étions arrivés à telles extrémités judiciaires.
La fameuse "droite décomplexée" vantée par l'actuelle majorité d'extrême droite, a libéré une parole nauséabonde et permis à certaines et certains, d'écrire tout et n'importe quoi en toute impunité.
Certains se sont octroyés des droits, galvanisés par un copinage serré avec des candidats et maintenant des élus.
Du coup, les réseaux sociaux sont devenus un vaste container sans couvercle où l'on déverse des insultes racistes, des menaces et autres joyeusetés bas de plafond.
Effectivement, dans ce bordel ambiant, comment faire cesser des dommages qui se répandent comme des trainées de poudre sur les réseaux sociaux si ce n'est, disparaître (ce qui est le but) ou déposer plainte ?
Sauf, et on l'a vu, le dépôt de plainte ne fait pas cesser immédiatement le dommage. A la différence d'un bon vieux conflit de voisinage ou d'un tapage nocturne, il n'existe pas de patrouille des réseaux sociaux.
Alors les plaintes s'entassent.
Certains confondent la liberté d'expression avec la diffamation avérée quand il s'agit de pérorer sur la vie privée des uns et des autres.
D'autres confondent la diffamation avec la simple liberté d'expression, ou l'ironie, ou la satire ou la critique politique qui est encore un droit à Vierzon. Mais à la vitesse où va la censure...
Difficile de trier ce qui relève de l'insulte, de la menace, de la diffamation, quand désormais, une simple publication sur un site est prise pour une atteinte à la personne.
Peut-être qu'un peu de pédagogie ferait du bien.
Mais il a suffi qu'un ex-policier du commissariat de Vierzon devienne maire de Vierzon, pour que ses anciens collègues croulent sous les plaintes...
Qui mettent en cause ses partisans mais aussi ses opposants.
Dans le commissariat où lui même travaillait encore il y a quelques mois.
Pas très sereine cette situation, non ?