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    A  Vierzon, censure, autocensure et silence gênant

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  • A  Vierzon, censure, autocensure et silence gênant
  • 4 octobre 2026 par
    RB & B
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    C'est très troublant : la censure d'une pièce de théâtre au Mac-Nab parce qu'elle ne plaisait pas au maire d'extrême droite de Vierzon, d'un spectacle pour la jeunesse à la médiathèque et de cours de théâtre n'a suscité aucune réaction d'élus de l'opposition, ni de la part de ceux des communes de la CDC.

    Alors que ce sujet est hautement politique.

    En revanche, des élus berruyers ont largement commenté la censure culturelle à Vierzon et le maire de Bourges, Yann Galut, n'a pas attendu longtemps pour annoncer la programmation de la pièce de théâtre Amazonia, dans le cadre de Bourges, ville européenne de la culture 2028.

    On aurait aimé cette même réactivité à Vierzon.

    Plus troublant encore : aucune réaction du microcosme culturel local  et départemental (à la marge, un commentaire engagé) afin de prendre la défense de troupes de théâtre qui jusque là, n'avaient jamais rencontré de problème. 

    D'un côté, une pièce jugée "trop politique", de l'autre une troupe soupçonnée de wokisme.

    Et rien. Pas un mot solidaire, pas une réaction épidermique, aucune dénonciation d'entrave à la liberté d'expression, et à la liberté de création. Aucun communiqué. Aucune publication sur les réseaux sociaux.

    Le silence.

    A croire que le poids de l'extrême droite pèse sur les bouches désormais cousues et fait régner la crainte de quelques privations de subventions et de moyens.

    L'arme la plus redoutable de l'extrême droite à Vierzon, c'est cela : la peur de couper les vivres.

    Elle vient de donner un exemple cruel : l'association Veille solidaire de Vierzon (VSV) vient d'être privée de salles et de matériel car elle viré de sa fête du 19 septembre, le média Frontières.

    Message subliminal du maire : voilà ce qui va vous arriver si vous vous mettez en travers du chemin de l'extrême droite.

    Et ça marche.

    Comment peut-on encore être digne quand on garde le silence face à une telle injustice afin de ne pas hypothéquer son image ou celle de son association ?

    Parce qu'à Vierzon, désormais, si vous osez critiquer l'extrême droite, c'est que vous n'êtes qu'une gauchiasse gauchiste d'extrême gauche !

    Il y a pire que la censure, il y a l'auto-censure. 

    Ce que l'on s'interdit de dire et de faire parce que, on ne sait jamais, hein... 

    S'ils l'apprennent après, on risque de.... 

    C'est que j'ai des adhérents moi... 

    Et s'ils décidaient de baisser les subventions... 

    Et s'ils décidaient de reprendre leurs locaux...

    La censure et l'autocensure n'auront mis que six mois à envahir, comme le chiendent, les esprits de cette ville.  

    Où sont donc toutes ces personnes attachées à la liberté d'expression et de création ? Où sont donc toutes ces personnes qui craignaient l'arrivée de l'extrême droite et qui, aujourd'hui, leur servent de caution morale ? Où sont donc toutes ces personnes qui aujourd'hui se rangent, contraintes et forcées, derrière un aliénant chantage ?

    Voilà comment on normalise une situation qui ne l'est pas. Par le silence volontaire. 

    Ce silence n'est d'ailleurs pas que troublant, il est dérangeant.

    Et pour aller plus loin, dans certains cas, il est même honteux.

    C'est pour cette raison qu'il est hors de question pour nous de nous taire.

    in Les chroniques du gauchiasse
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