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    Le journaliste qui dérange, c'est bien. Sauf quand il est de Vierzon

    Soit le principe vaut pour tout le monde, soit ce n'est plus un principe
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  • Le journaliste qui dérange, c'est bien. Sauf quand il est de Vierzon
  • 1 octobre 2026 par
    B.D
    | Aucun commentaire pour l'instant



    « Un journaliste ne devrait jamais être chassé parce que sa présence dérange »


    C'est Yannick Le Roux qui l'écrit, à propos d'un journaliste de Frontières. Soit. Gardons la phrase, et même sous cadre, qu'on puisse la ressortir le jour où la mémoire flanche

    Mais à une condition, qu'elle vaille pour tous les journalistes, pas seulement pour ceux dont la ligne éditoriale arrange celui qui découvre soudain la liberté de la presse

    Parce qu'un journaliste qui vous dérange Mr Le Roux, il y en a un à Vierzon, il s'appelle Rémy Beurion

    Et quand celui là dérange, les grands principes se font tout à coup très discrets, n'est-ce pas ?

    Dès avant les municipales, le sujet était assez lourd pour atterrir en conseil municipal, le procès verbal de la séance du 11 décembre 2025 le dit noir sur blanc : « un seuil a été franchi dans la violence verbale, le harcèlement numérique, la pression personnelle, Rémy Beurion doit pouvoir s'exprimer sans être menacé »

    C'est écrit, c'est public, c'est officiel, et ça n'a pas cessé pour autant

    Le 14 août, la page officielle du maire reproche au Berry Républicain un traitement jugé trop favorable aux élus de gauche, aussitôt, certains soutiens désignent Rémy comme le responsable de l'article, alors que tous, dont vous, savent pertinemment qu'il n'écrit pas dans les colonnes de Vierzon, mais de Bourges

    L'un d'eux demande même pourquoi il n'est pas viré du journal ! 


    Quand un financeur de campagne s'en mêle 


    Rappelons aussi les propos de votre financeur de campagne, qui avait écrit au Berry Républicain pour demander que Rémy « soit calmé, sans quoi les lecteurs de droite n'achèteraient plus le journal »

    Il ne s'agit plus de critiquer un article ni de contester une ligne éditoriale, il s'agit de s'adresser à la direction d'un journal pour qu'elle recadre un de ses journalistes, avec la menace de perdre des lecteurs en prime, c'est faire payer professionnellement à quelqu'un ce qu'il écrit

    Alors elle était où, la belle phrase, à ce moment-là ? 

    Où était l'appel à laisser les journalistes travailler ? 

    Où était l'indignation contre ceux qui voulaient lui faire perdre son poste ? 

    Où était le rappel à l'ordre pour ceux qui le trainaient dans la boue en public ? 

    Le problème, c'est de ne découvrir cette notion que lorsque le journaliste en question est dans votre camp


    Alors, « Un journaliste ne devrait jamais être chassé parce que sa présence dérange » ?


    D'accord, mais alors pour tous dont ceux du Berry Républicain, celui qu'un financeur de campagne voudrait voir « calmé », celui qui vous plaît, et surtout celui qui vous emmerde

    La liberté de la presse n'est pas une récompense qu'on distribue aux journalistes dont on aime les articles, et c'est pas non plus une cape de justicier qu'on sort du placard quand ça sert le récit du jour

    Soit le principe vaut pour tout le monde, soit ce n'est plus un principe

    in Les chroniques de l'hystérique
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