Un spectacle déprogrammé parce que jugé trop politique, c’était déjà grave
Déprogrammation du spectacle Amazonia, jugé trop politique
Le cabinet du maire a expliqué à Mediapart que la « commande politique » était de « dépolitiser au maximum les spectacles » du Mac-Nab, et Amazonia a disparu de la programmation
Et maintenant, Terminus Partout
Le collectif, présent depuis plusieurs années à Vierzon, affirme que la nouvelle municipalité a successivement cessé de soutenir sa scène ouverte dans l’espace public, supprimé ses ateliers théâtre pour adolescents au Mac-Nab et déprogrammé Comme un orage, spectacle destiné au jeune public prévu en 2027 à la médiathèque Paul Éluard
Les ateliers ados ne sont pourtant pas une invention de dernière minute : ils figurent noir sur blanc dans le programme officiel 2026 2027 de la Ville, chaque mardi au Mac Nab avec Terminus Partout
Et il faut ajouter un détail qui rend l’affaire encore plus saisissante, selon le collectif, la scène ouverte du 14 août dont la Ville a cessé le soutien n’était même pas subventionnée par la municipalité
Alors de quoi parle t-on désormais ?
D’économies ? D’un simple changement de programmation ? De malheureuses coïncidences qui, les unes après les autres, toucheraient les mêmes formes de création ?
Terminus Partout, parle de « censure croissante »
Et après Amazonia, difficile de balayer la question d’un revers de main, quand le pouvoir politique commence à décider qu’un spectacle est trop politique, puis que disparaissent des espaces d’expression, des ateliers pour des adolescents et un spectacle pour des enfants, ce qui se joue dépasse très largement quelques lignes dans un programme culturel
Ce qui se joue, c’est la place laissée à la liberté de créer, de raconter, de questionner, de transmettre
Une culture priée de ne plus déranger n’est pas une culture apaisée c’est une culture placée sous surveillance politique
Amazonia a provoqué un tollé
Ce qui arrive aujourd’hui à Terminus Partout ne doit pas être noyé dans le silence, un spectacle supprimé peut être présenté comme un cas mais quand les suppressions s’accumulent, c’est leur logique qu’il faut regarder
Nous rappelons qu'en France, la loi dit en trois mots, la création artistique est libre
B.D
