Il fallait oser. C'est fait. Sur sa page officielle, Yannick Le Roux partage une vidéo d'Hugo Morel, conseiller municipal UDR (le parti de Ciotti), histoire de faire passer un message.
Il explique, entre autres, lors du dernier conseil municipal à Bourges, que le terme extrême droite est pour lui "une insulte".
Car, dit-il, "l'extrême droite rapporte à des mouvements totalitaires des années trente qui proposent l'abolition du suffrage universel, le parti unique, l'embrigadement de la jeunesse, c'est un mot grave et c'est une dérive lexicale à laquelle je m'opposerai et nous nous opposerons en permanence."
Mais que propose le maire de Vierzon en permanence si ce n'est "le parti unique" à travers son fantasme de l'Union des droites ?
Que veut-il le maire du camp nationaliste de Vierzon et ses partisans si ce n'est anéantir leurs opposants jusqu'à les faire taire ?
Et que dire de cette autre dérive lexicale de "gauchiasse", écrite sans arrêt pour dévaloriser le camp adverse ?
Hugo Morel, en grande forme sur la scène du Mac-Nab, le 19 septembre, lors du meeting du député R.N Tanguy a désormais des pudeurs de gazelle quand on le classe dans le camp de l'extrême droite ?
Mais qu'il démissionne de l'UDR, alors, ce parti qui ne vit que dans l'ombre du Rassemblement national.
Quant au maire R.N de Vierzon, qu'il assume ses positions une fois pour toute, celle de parrainer Marine Le Pen, une délinquante condamnée par la cour d'appel et soutenue par un policier qui veut éradiquer la délinquance ?
Il n'y a pas un paradoxe là ?
Qu'il assume ses censures culturelles pour raisons politiques, ses soutiens à un média Frontières et sa déclinaison "L'infiltré", qualifié dans le Canard enchaîné, "une sorte de nouveau Je suis partout", ce journal lancé en 1930 et qui, sous l'occupation, devient l'un des principaux organes de la collaboration avec l'Allemagne nazie et se caractérise par une violente propagande antisémite, fasciste et xénophobe.
C'est trop facile d'appeler à tous les soutiens d'extrême droite, d'en rejeter ensuite l'héritage, jusqu'à vouloir ne plus être appelé comme tel. Alors que les partisans du maire mettent les opposants dans le même sac de l''extrême gauche, du gauchisme et des gauchiasses.
Le maire nationaliste de Vierzon va-t-il aussi censurer, en plus des spectacles celles et ceux qui utiliseront le terme "extrême droite" ? Une plainte à chaque fois. Nous connaissons bien le chemin du commissariat...