C'est le bonbon de Yannick Le Roux.
Le maire R.N de Vierzon le fait fondre doucement sur sa langue et ce goût sucré d'antigauchiasse, de revanche contre le communisme, court dans ses veines à la vitesse grand V.
L'audit financier qu'il caresse depuis mercredi soir est sans doute aujourd'hui, le document le mieux gardé au monde. Seuls quelques personnes de confiance l'ont en main, pour l'éplucher, gardiens d'un trésor qui va permettre à cette majorité de mettre les Vierzonnais à genou et les employés municipaux avec. La rumeur court que la prime vacances est en sursis. Déjà que la mairie s'attaque au nombre d'agents...
L'opposition municipale n'aura pas le plaisir de consulter cet audit avant la réunion de mardi, à la salle Madeleine Sologne. Pas touche au grisbi !
Ce document est le sésame inespéré pour trancher, couper, soustraire, et justifier le manque cruel de vision pour cette ville, hormis celle d'acheter des flingues pour la police municipale et des croquettes pour le chien de la future brigade cynophile afin que le citoyen se sente pleinement en SE-CU-RI-TE !
Nous vous l'annonçons en exclusivité : la situation financière de Vierzon n'est pas catastrophique, elle est cataclysmique. La fin du monde à côté, c'est une plaisanterie. Tout ce qui a été caché sous les tapis, une horreur ! A tel point que les élus n'arrêtent pas de trébucher en marchant dessus. Les détournements de Le Pen à côté, de l'argent de poche.
Les élus ont même découvert des appartements secrets dans la mairie, cachés derrière des cloisons amovibles équipés de coffres-forts bourrés de billets de banque.
Cette ville est ruinée, on ne peut rien faire pour elle si ce n'est couper dans les effectifs municipaux, ne donner des subventions qu'aux associations qui disent du bien du R.N, et financer l'idéologie de l'extrême droite en tranchant dans le social.
Il va même sûrement falloir vendre le quartier de Bourgneuf à Méreau si l'on veut sauver les trois autres quarts de Vierzon de la faillite.
Ce que dit l'audit n'a en fait aucune importance, c'est ce que Yannick Le Roux et les siens vont lui faire dire mardi qui compte. Et ce que les partisans, les mains en sang à force d'applaudir, en garderont.
Le reste n'a aucune importance. Comme Vierzon et ses habitants.