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    Huit contre-arguments contre la future politique budgétaire de l'extrême droite

    Masse salariale, trésorerie, dette, recettes, tarifs municipaux...
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  • Huit contre-arguments contre la future politique budgétaire de l'extrême droite
  • 14 octobre 2026 par
    RB & B
    | Aucun commentaire pour l'instant

    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧°𝟏 - Si la masse salariale a augmenté, ce n'est pas parce que la gauche a embauché des copains ou des cousins, mais parce que mécaniquement cette masse salariale a gonflé par des décisions prisent par l’Etat qui conduisent à cette situation plus que des décisions d’élus.

    "Par exemple en 2022 attribution de 5 points d’indice majoré uniformément à tous les agents. Une très bonne chose évidemment pour les salariés. Pour la collectivité c’est 800 000 € en plus sur le budget fonctionnement à trouver. Dans les décisions prises par l’Etat sans aucune concertation et qui a pesé également lourdement c’est l’augmentation de 3 points pour les employeurs de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales), résultat 600 000 € en plus à trouver par an de 2025 à 2028.


    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧°𝟐 - La trésorerie. 

    "La trésorerie c’est quoi exactement ? C’est le fond de roulement. Ce sont les dépenses courantes au jour le jour. Par exemple : l’essence des véhicules, une réparation d’une balayeuse en panne. Mais c’est surtout l’alimentation. Il ne faut pas oublier qu’à Vierzon sont produits presque 1500 repas/jour. Donc il y a des factures quotidiennes et il y a des délais pour payer. Il y aura donc toujours des factures en attente. Et évidemment que la trésorerie est toujours à flux tendu, quand l’essence ou les produits alimentaires flambent il y a forcément des répercussions sur les factures. C’est pour cela notamment que la collectivité souscrit auprès des banques une ligne de trésorerie qui ne sert pas à financer des investissements durables mais bien utilisée pour le quotidien. Il faut savoir aussi que la temporalité du versement des dotations de l’Etat et les dépenses régulières est différente. Il faut donc bien continuer de produire les services."


    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧°𝟑 - La dette, les emprunts"

    L’emprunt est un outil pour financer les projets d’investissement. Si à Vierzon les banques nous suivaient (notamment la Banquedes Territoires le principal prêteur) c’est que Vierzon avait des projets structurants et que la ville était inscrite dans des programmes nationaux du type « Action Cœur de Ville ». C’est grâce à ce programme notamment que la place Jacques Brel a été faite. Toujours dans ce programme c’est la création de l’espace Maurice Rollinat et les logements sociaux place Jacques Brel. Si les banques ne suivent pas la nouvelle majorité c’est qu’il n’y a pas de projets. Les banques ne prêtent pas seulement pour prêter. Emprunter pour construire, réhabiliter c’est un choix politique dans le but de faire évoluer une ville. De plus si les banques suivaient Vierzon c’est aussi parce que la ville avait une capacité à aller chercher des subventions : Etat, Europe, Région, Département (plus compliqué les dernièresannées), Agence Nationale de l’eau, Agence National du Sport, Fonds Vert. Une fois les subventions obtenues, il y a toujours un reste à charge pour la collectivité d’où aussi les emprunts (ex sur le Relais petite enfance le reste à charge pour la ville était de 224 000 €). Si effectivement la ville a une dette (pas plus que d’autres villes de la même strate) c’est que sur les deux derniers mandats elle a investi dans les écoles. Ne pas oublier que Vierzon est dotée de 9 écoles maternelles, 10 élémentaires, 3 groupes scolaires regroupant maternelles et primaires donc 22 établissements dont le plus ancien date de 1951. Quasiment toutes les écoles étaient dans leur « jus ». Quand une collectivité investi c’est pour un équipement structurant qui va profiter à plusieurs générations d’habitants (le nouveau réseau de chaleur est l’exemple type). En plus investir permet de soutenir l’activité des entreprises locales (c’est le cas pour toutes les écoles). C'est un choix politique."


    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧°𝟒 - Il y a des dépenses certes mais il y a aussi des recettes.

    "Dans la communication de la ville sur les finances il est particulièrement malhonnête de ne parler que de la dette et de la trésorerie. Parce qu’il y a aussi de l’argent qui rentre. Par exemple la majorité a dû toucher la DGF (dotation globale de fonctionnement) estimée pour 2026 à 3 860 000 €, la DSU (dotation de solidarité urbaine) estimée à 1 861 000 €. Sans oublier les fonds de concours que le maire a demandé à la communauté de communes notamment pour la piscine et le théâtre Mac-Nab.Enfin il est particulièrement malhonnête de dire que la majorité n’était au courant de rien. Cette situation financière était rappelée à chaque concertation générale mais également lors des orientations budgétaires (documents consultables sur le site de la ville de Vierzon). En 2024, l'ancienne maire avait également adressé une lettre aux Vierzonnais."


    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧°𝟓 - Les tarifs municipaux

    "L'extrême droite, avec ses gros sabots, n'a pas compris pourquoi certains tarifs n'avaient pas augmenté depuis des années. Parce que l'extrême droite en comprend pas le mot "social". Quand elle dit que la ville payait une partie du service à la place des usagers, c'est vrai. Pour amortir justement le problème d'une vie chère. Et surtout, est-ce qu'un service public est rentable ? Quand les Vierzonnais payent une entrée à la piscine, ils payent une deuxième fois : la première avec leurs impôts car la piscine est municipale, la deuxième fois avec leur porte-monnaie.Alors oui, l'extrême droite ne comprend pas le sens du service public car elle doit se dire que certains services publics servent aussi à des gens qui ne paient pas d'impôts (ce qui est largement le cas à Vierzon), et surtout à des personnes étrangères, son fantasme.Mais curieusement, l'extrême droite est prête à augmenter les tarifs chaque année et en bonne conscience, fournir des flingues à la police municipale, une brigade cynophile qui est coûteuse en fonctionnement. L'extrême droite ne sait faire que les yeux doux à ses doctrines sécuritaires et de priorité nationale."


    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧°𝟔 - Les associations

    "Dans le viseur des élus de la majorité nationaliste depuis le début, les associations sont leur plus grand fantasme car ils abriteraient, selon eux, de dangereux gauchistes qui agiraient contre eux sous couvert d'être subventionné par leurs soins.Après avoir baissé les subventions à certaines associations, ils ont augmenté les tarifs des salles municipales et restreint les associations au matériel municipal. Elles sont obligées d'aller le chercher par leurs propres moyens et bientôt, le service sera payant.

    Comment faire pour surveiller de près les 118 associations subventionnées à hauteur de presque un million d'euros ?

    Conditionner une subvention à leur bilan financier. C'es-à-dire exercer un contrôle sur elles, et évidemment, il ne sera pas difficile de trouver un problème pour justifier une suppression de la subvention.

    L'extrême droite l'avait dit, elle voulait purger le monde associatif comme elle purge le programme culturel du Mac-Nab. Et ce n'est pas seulement pour une question d'économie.Sous couvert de défendre la liberté de la presse, le maire a désormais interdit à l'association tout accès à une salle ou à du matériel, car lors de sa fête, elle a chassé le média Frontière.Il n'y a qu'à imaginer ce qui va arriver aux associations suspectées d'être proches de la gauche".


    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐧°𝟕 - La vente des bâtiments dans le budget"

    L'actuelle majorité reproche à l'ancienne d'avoir inscrit à son budget des recettes de ventes de bâtiments qui n'ont jamais été réalisées. Dans ce cas, on se demande comment l'actuelle majorité va bâtir son futur budget primitif qui n'est qu'une anticipation de ce qu'elle compte recevoir en recettes et ce qu'elle dépenser.Le prochain budget primitif risque donc d'être impossible à réaliser puisqu'il sera bâti sur des recettes éventuelles émanant de l'Etat ou directement de la ville, des subventions promises mais non versées ainsi que des dépenses prévues et non encore réalisées puisqu'elle concerneront l'année à venir.Comment l'extrême droite va-t-elle alors tricoter son budget primitif si elle compte n'inscrire que des recettes perçues et des dépenses déjà... dépensées ?"


    𝐀𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝟖 - Des aides touchées pour un but et qui en ont financé un autre.

    "L'accusation est grave. La majorité actuelle prétend que l'ancienne majorité a touché des subventions pour réaliser des travaux et s'en est servie pour "payer autre chose". L'extrême droite cite alors le parvis de la gare : une subvention aurait été touchée mais dépensée ailleurs. Où ? La majorité appelle cela de "la cavalerie". Etonnant que dans son désir de judiciariser tout et n'importe quoi, elle n'est pas déjà engagée une procédure judiciaire. Elle a expliqué doctement qu'elle allait rendre la subvention de 475.000 euros pour ne pas être obligée de financer les travaux du parvis de la gare qui sont donc stoppés.

    Autre interrogation : qu'en dit le financeur et qui, apparemment, doit être la Banque des territoires qui détient la moitié de la dette de Vierzon, à travers les différentes réalisations de l'opération Action cœur de ville. Ce financeur est-il au courant ? A-t-il été contacté par la majorité ? Va-t-il demander des explications ?

    Ou la majorité va-t-elle, sans rien faire de plus, rembourser cette subvention ? Etonnant quand on sait que le projet initial d'aménagement du parvis de la gare a été contesté par l'extrême droite vierzonnaise et que la subvention que la ville devait toucher, ne l'aurait été que si le projet initial avait été mené à terme ?

    N'est-ce pas plutôt une façon de se débarrasser d'un projet que l'actuelle majorité ne voulait pas ?

    Ou alors, qu'elle apporte les preuves de ce qu'elle avance."



    in Les chroniques du gauchiasse
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