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    Durkopp : les salariés paient le prix fort d'un recentrage industriel

    Le PDG présente sa nouvelle usine dans le magazine Usine nouvelle
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  • Durkopp : les salariés paient le prix fort d'un recentrage industriel
  • 7 octobre 2026 par
    RB & B
    | Aucun commentaire pour l'instant


    Pendant que les salariés de Durkopp défendent comme ils le peuvent leur dignité en réclamant des indemnités de licenciement (52 sont prévus, soit la moitié des effectifs) qui soient à la hauteur du traumatisme qu'ils vont subir, le patron de l'entreprise explique, dans l'Usine nouvelle, son projet de... nouvelle usine à 10 millions d'euros.

    Ils expliquaient dans le Berry que "le compte n’y est pas du tout, parce que c’est un groupe qui a beaucoup de moyens financiers. Nous demandons 21.000 euros par salarié, plus 1.500 par année d’ancienneté. C’était notre dernière proposition, sachant qu’on était parti à 25.000 plus 2.000."

    Et d'ajouter : 

    "Avec l’expert-comptable, on a vu que Aequita (le fonds d'investissement propriétaire de Durkopp SAS, NDLR) se portait très bien. Ils ont des millions voire des milliards. Depuis qu’ils sont arrivés, ils “pompent” l’argent des travailleurs et ils ne veulent rien redonner et faire un PSE au rabais."

    Etrange paradoxe : d'un côté, les salariés défendent leur emploi alors que de l'autre, Éric Outhier, PDG de Durkopp SAS  évacue d'un revers de main ces licenciements pour  "notre projet" , c'est-à-dire, "construire une nouvelle usine pour 10 millions d’euros". 

    7 millions consacrés à la construction d’une nouvelle usine et 3 millions à de nouveaux équipements. Le début des travaux est envisagé début 2027 pour une livraison début 2028.

    Evidemment, cette perspective doit faire saliver le maire R.N de Vierzon qui voit là l'occasion de couper un ruban et de tirer la couverture à lui.

    "Le nouveau propriétaire ambitionne de faire de Vierzon son «pôle d’excellence, spécialisé dans l’aéronautique et la défense», tandis que Maromme (en Normandie) sera dédié à l’automobile", ajoute l'Usine nouvelle.

    Le projet consiste, selon le magazine, à reconstruire progressivement l’outil industriel sur le site actuel, dont les premiers bâtiments remontent aux années 1920. 

    "L’usine occupe aujourd’hui environ 17.000 m², tandis que «le futur ensemble comprendra un hall de production d’environ 4900m² et 900m² de bureaux», détaille Éric Outhier. La production sera maintenue pendant les travaux, grâce à une succession de transferts de machines, démolitions et reconstructions.

    Une installation d’ombrières photovoltaïques d’environ 2000 m² est également prévue sur le parking, ainsi qu’un projet de ferme solaire sur une partie des terrains. L’enjeu est aussi technologique, car Durkopp prévoit de réinternaliser certaines opérations aujourd’hui sous-traitées, comme le traitement thermique et une partie de la rectification."

    Le projet de nouvelle usine  "accompagne le recentrage complet de Vierzon sur l’aéronautique civile et militaire, avec un bâtiment répondant aux dernières normes réglementaires et énergétiques, et notamment une salle blanche qui réponde aux exigences des grands donneurs d’ordre."

    A la fin de l'article on lit ceci :

    " Ce recentrage industriel s’accompagne toutefois d’une restructuration sociale."

    On appréciera le "toutefois"... 

    "Durkopp a engagé pendant l’été un plan de sauvegarde de l’emploi à Vierzon. Une cinquantaine d’emplois sont concernés par le projet, toujours en négociation. Le site devrait redémarrer en 2027 avec environ 56 à 60 salariés, exclusivement tournés vers l’aéronautique et la défense.

    La direction estime qu’une montée du chiffre d’affaires à 15 millions d’euros pourrait ensuite porter l’effectif à 70 personnes, voire davantage. «L’idée, c’est la croissance, assure Éric Outhier. Ça va nous permettre aussi de rembaucher."



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    Pour l'extrême droite, "extrême droite" est une insulte !
    Yannick Le Roux fait passer le message


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