On se doutait que l'extrême droite n'avait aucun scrupule, avec ses gros sabots nationalistes, quand l'un d'eux, rigolard, met sa main sur le sein d'une statue pour faire marrer les autres égrillards, on peut jauger le niveau du collectif.
Ce qui devait arriver arriva.
La culture, à Vierzon, est devenue la culture de la honte. Une honte qui prend aux tripes quand on lit les obscénités de nos censeurs aux petits pieds pour justifier leurs choix étriqués, éléphants bruns dans un magasin de porcelaine.
D'un côté, cette majorité sans colonne vertébrale, déprogramme une pièce de théâtre au Mac-Nab pour "des raisons politiques". D'un autre, elle déprogramme un spectacle pour enfants à la médiathèque "un simple arbitrage budgétaire" nous apprend le Berry républicain.
Des flingues aux ceintures de la police municipale, des caméras sur leurs plastrons et une brigade cynophile n'ont pas fait l'objet d'un "arbitrage budgétaire".
Parce que la seule culture du directeur du cabinet, c'est la chasse aux gauchistes dans l'expression et la création et celle du maire, le divertissement, prenant les sièges du Mac-Nab pour son canapé quand il regarde son mentor Alexandre Avril sur Cnews.
Sept mois ont suffi pour mettre à genou cette ville, pour en vider sa moelle, pour en faire un instrument du diable, pour la livrer aux pires vilénies d'une poignée d'amateurs dévoués à la seule parole du chef. Le pire, c 'est qu'ils ne s'arrêteront pas là. Ce n'est pas un programme politique, c'est un pillage en règle, un désordre idéologique orchestré par un ancien laudateur de l'ordre, un comble.
Je ne sais pas ce qui est le plus difficile à supporter : ce vol par effraction ou le plaisir malsain qu'ils en retirent, ces abysses intellectuelles où l'obscurité et le froid règnent.
Ce n'est qu'un début. Il y aura pire.
Car l'extrême droite vit encore sur l'héritage de l'ancienne majorité, mais quand elle sera en totale roue libre, (budget, programmation culturelle, investissements etc), quand elle aura atteint tous ses objectifs, Vierzon ne sera plus qu'un concentré de tout ce qu'elle n'a jamais voulu être parce que son idéal est le contre-pied de la politique actuellement menée.
Beurk....