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    A vendre, château de la Noue, importants travaux à prévoir

    Le projet d'une vie annonce l'agence immobilière
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  • A vendre, château de la Noue, importants travaux à prévoir
  • 13 octobre 2026 par
    RB & B
    | Aucun commentaire pour l'instant


    "Et si votre prochain grand projet était... un château de 1640 ?", annonce cet agent immobilier. Le château de la Noue est toujours à vendre, propriété de l'hôpital de Vierzon. le château est toujours enchâssé entyre le parc de la Noue et l'Ehpad du même nom. 

    "Avec ses tours, ses salons de caractère, ses cheminées, ses parquets anciens, ses dépendances et son terrain de plus de 7 000 m² répartis en deux parties non attenantes, il offre un cadre unique pour concrétiser un projet à votre image", lit-on encore. 

    Ce lieu peut-être "une demeure familiale, lieu de réception, projet touristique, chambres d’hôtes, espace de bien-être, maison de santé, structure médico-sociale, bureaux, espace de formation ou projet associatif : les possibilités sont nombreuses."

    Ce château comprend un rez-de-chaussée d’environ 150 m² : salons, bureaux, cheminées et parquets anciens; 

    un premier étage d’environ 150 m² : plusieurs chambres, un boudoir et une salle de bains; 

    des combles aménagés d’environ 150 m² : deux appartements comprenant chacun un séjour, une cuisine, deux chambres et une salle de bains; 

    un entresol  avec anciennes cuisines, locaux techniques et chaufferie;

    une dépendance d’environ 500 m² à rénover et une ancienne tour d’eau, puits inscrit aux Monuments Historiques et pigeonnier à restaurer.


    Pour aller plus loin, voici l'histoire de ce château :

    Histoire de la Noue et du château de la Noue publiée par Alain Leclerc, archiviste de la ville, sur la page facebook de la ville de Vierzon.

    Propriété municipaleImaginée dès 1937 par Georges Rousseau nouveau maire du Grand Vierzon, l'acquisition de la propriété de la Noue a enfin lieu après le second conflit mondial. Le but de l'époque était d'y installer les « vieux », pour ainsi libérer une aile entière de l'hôpital. Le domaine devient officiellement propriété de la ville le 9 juin 1947 après un chèque de dix millions cinq cent mille francs. 

    L'acte notarié décrit l'acquisition : « Avenue d'entrée avec deux pavillons de garde. Vieille porte d'entrée formant voûte et pigeonnier. À droite de l'avenue d'entrée, potager et vigne ; à gauche de cette avenue, verger. Cour d'honneur. Jardin d'agrément. Château du 17e siècle élevé sur sous-sol, d'un rez-de-chaussée et de deux étages. Bâtiment en aile élevé sur sous-sol d'un rez-de-chaussée et d'un étage. Parc. Étang. Pelouse. Maison de jardinier d'un rez-de-chaussée. Grand et petit hangars. Serre. Carrière. Et maison de palefrenier d'un rez-de-chaussée et de deux étages. »

    Origine de propriété

    Son orthographe actuelle n'apparaît qu'au 18e siècle. On passe, selon les époques et les écritures (voire des fautes de copie), de Noüe, Nöe, Nohe, Nouhe, La Noue. Faut-il imaginer dans ce nom une propriété aux terres marécageuses ? 

    Aujourd'hui une source fraîche coule dans le parc, connue de tous les petits vierzonnais qui ont bénéficié du patronage et du centre aéré depuis les années 1960. Le lieu-dit La Noue apparaît dans les archives dès le 12e siècle. 

    Ne cherchez pas comme son propriétaire le seigneur de Vierzon. Ni même le père abbé de l'abbaye Saint Pierre. Jusqu'au 15e siècle La Noue n'est qu'une simple métairie qui dépend du domaine d'Héry tout proche. Héry est alors la plus vaste propriété de Vierzon au sud du Cher, à cheval sur la paroisse de Méreau, propriété du chapitre cathédral de Bourges. 

    Ce ne sera qu'à la toute fin du Moyen-Âge que la métairie se hissera à son tour au rang de fief et permettra ainsi à ses propriétaires d'accéder à la noblesse. C'est à cette époque que le domaine d'Héry va péricliter, grignoté à l'Est par le domaine de Chaillot et à l'Ouest par celui de La Noue.

    Les Bourdaloue

    Au 17e siècle, le domaine est pris en main par la famille Bourdaloue. Originaires de Vierzon, marchands et simples bourgeois, les membres de la famille vont accéder à la noblesse par l'achat de charges et titres dès la fin du Moyen-Âge. 

    Fortunés, les jeunes Bourdaloue pourront perfectionner leur savoir au sein de la prestigieuse Université de Bourges qui forme les élites judiciaires du royaume.Louis, né en 1632, le plus connu des Bourdaloue, passera par l'école jésuite de Bourges avant de devenir, pour la Compagnie de Jésus, « le prédicateur des rois », pouvant prêcher en chaire plus de dix heures d'affilée. Les esprits farceurs se remémoreront le nom de bourdaloue donné au pot d'aisance féminin que certaines dames de la cour glissaient sous leur robe. Dix heures de prêche, c'est long... 

    En 1615, Étienne Bourdaloue, écuyer, capitaine d'une compagnie d'arquebusiers à cheval achète, pur 8000 livres « le lieu, manoir et seigneurie de La Noue, consistant en une grande maison, portail pour entrer dans la cour, autre portail pour entrer sur le lieu seigneurial, chapelle, étang, four à chaux et à tuiles, plus la métairie dudit lieu. »

    De château, il n'en est pas encore question.

    Les premières pierres seront posées quatre ans plus tard, en 1619 par Antoine Bourdaloue frère d'Étienne, seigneur de Reuilly, commissaire et intendant des affaires du Duc de Guise. C'est un château style Renaissance qui est construit, à deux étages sur sous-sol. Si la façade est en moellons, les tourelles d'angle et la cage d'escalier sont en briques, rappelant la proximité de la Sologne et l'utilisation du four sur place. 

    Un observateur contemporain de l'édification relate sa vision : « … au sommet d'une montagne qui domine la vallée du Cher, est érigé le château de La Noue, résidence magnifique d'où la vue plonge sur la ville et dont le parc, orné d'arbres centenaires, descend en pente douce vers la rivière et semble saluer la cité de son épais feuillage. » 

    Notons que l'édification ne s'est pas faite au détriment de l'ancien manoir qui conservé, a formé un bâtiment en « L ». 

    Ce dernier n'a été démoli qu'en 1974, lors de la construction du plateau technique du centre de gériatrie.Mise à l'alignementLe nom de Bourdaloue s'éteint au début du 18e siècle et les propriétaires successifs ne feront que peu évoluer le domaine. La propriété se transmet dorénavant par les épouses. La grande affaire du siècle reste la construction des voies royales, à partir de 1740. 

    La voie royale n°20 Paris-Orléans-Vierzon-Limoges devra avoir 20 mètres de large, 12 mètres dans les parties urbaines. Les Trudaine seront chargés de cartographier les nouveaux itinéraires tout en rectifiant les alignements. Le vieux pont de bois enjambant le Cher sera reconstruit en pierre et sera déplacé vers l'Est de quelques mètres, ce qui rectifiera également la rue principale menant à Méreau (avenue du 14 juillet). Dans la continuité de l'alignement la route ne passera plus devant l'ancienne entrée du château. Les propriétaires font alors ériger une nouvelle grille d'entrée accompagnée de deux édicules courbes.

    Le maître de forge

    Avec le 19e siècle, le château va connaître une modernisation sans précédent. Il est racheté en 1838 par Aubertot le maître de forge, l'année même où il revend les forges de Vierzon que lui-même exploitait depuis 1799.Aubertot installe tout le confort de l'époque : des salles de bains chauffants, une cuisine en sous-sol dont la cheminée est équipée d'une rôtisserie automatique, d'un four à pain et d'un parc à porc contigu. Pour alimenter la cuisine, un garde manger est accolé. 

    Et pour maintenir le frais, une glacière est creusée dans le parc, qui existe toujours sous la butte, non loin de la source qui l'approvisionne.Aubertot a une fille, la Comtesse de Combarel de Leyval. Elle apporta le château dans la famille de Mangou, dernière propriétaire avant la ville de Vierzon.

    C'est à cette époque que la propriété a été grignotée côté Sud, d'abord par la construction d'une maison d'école en 1955, contiguë de l'ancien four à tuiles. Ce sera ensuite par la création du tramway départemental, le tacot, ligne de Vierzon à Graçay qui passe par le bas du domaine. On ouvrira même une rue pour son passage, l'actuelle rue des tramways de l'Indre. Enfin c'est par l'installation à la hâte en novembre 1940 d'un préfabriqué de l'armée qui doit servir d'église, mettant fin à la filière du presbytère du passage clandestin de la Ligne de Démarcation.L'hospice des vieuxAprès l'achat en 1947, les anciens sont installés dans le château en 1950. 

    Ce dernier dispose alors de 64 places. De l'aveu même du maire Caron, ce n'est pas la panacée : « Bien que ce château ne se prête pas à l'établissement d'un hospice moderne et confortable, il fallait bien sortir les vieillards de leur baraquement sordide. Les dépenses d'aménagement furent hors de proportion avec le résultat obtenu. Sans compter que chaque année il doit être inscrit au budget des sommes importantes pour son entretien (couverture, charpente, cheminées, égouts, parc, communs...) »Le niveau confort offert à nos anciens est rudimentaire. 

    Des photos prises en 1964 montrent un état des lieux qui ferait aujourd'hui scandale. La propriété est divisée en deux en 1954. La mairie et l'hôpital (qui hérite du château) se la partagent. De son côté la municipalité crée le patronage, les serres municipales, un centre école ménager, sans oublier, en 1965, la construction de l'école maternelle du Bourgneuf.L'hôpital doit lui investir dans de nouveaux locaux dédiés à la gériatrie. Un premier pavillon de 48 lits sort de terre en 1956. 

    Il est suivi de trois autres bâtiments en 1959. Vu le nombre de demandes, le vieux château continue d'accueillir des personnes âgées jusqu'en 1964.Entre temps, Robert Leroux avait appuyé la création d'un centre spécialisé de gériatrie. Le gros chantier aura lieu en 1974 avec la construction du bâtiment à quatre étages. Il a été démoli en 2010, ouvrant la perspective sur le château qui vieillit mal. Mais malheureusement aujourd'hui l'hôpital doit faire des choix budgétaires...

    On peut lire :Toulgoët, Chroniques de la châtellenie de Lury, Bourges, 1895



    in Actualités vierzonnaises
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