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    Polémique, le nouveau nom de l'école du Colombier

    Ou comment le maire d'extrême droite agit pour diviser
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  • Polémique, le nouveau nom de l'école du Colombier
  • 3 septembre 2026 par
    RB & B
    | Aucun commentaire pour l'instant


    Reconnaissons à l'extrême droite un talent affirmé pour la polémique, pendant ce temps-là on ne parle par des vrais sujets... 

    Le maire de Vierzon, désormais passe plat du R.N, publie sur sa page officielle un message sur sa volonté de donner un nom à l'école du Colombier qui s'est toujours appelée l'école du Colombier, le nom du quartier.

    Comme il existe à Vierzon, l'école du Bourgneuf, l'école des Forges,  de Puits Berteau, Parmentier, du nom de la rue...

    "J’ai suggéré au corps enseignant, de donner à l’école, le nom de SAMUEL PATY", écrit Yannick Le Roux.

     Samuel Paty, ce prof d'histoire-géographie assassiné en 2020 par arme blanche et décapité par un fanatique.

    "Il m'a été répondu, à mon grand étonnement, que ce nom ne faisait pas consensus, et « qu’il risquait de ne pas être accepté par une partie des habitants du quartier ». Que les enseignants préféraient conserver le nom actuel ou de donner le nom d’une femme"

    Pourquoi d'un seul coup jouer la transparence sur ce sujet quand, justement, il aurait fallu être dans la finesse et la concertation ? 

    Pourquoi balancer d'emblée ce qui se joue en coulisses pour ce cas quand nous aimerions que la transparence se fasse sur bien d'autres sujets ?

    Demander d'abord aux enseignants, aux parents et aux habitants s'ils souhaitent que cette école ait un nom qu'elle a déjà "l'école du Colombier," comme le quartier.  

    Proposer, aux parents, aux enfants, aux habitants de participer à trouver un nom à cette école.

    Et que signifie, de la part d'un maire d'extrême droite que ce nom risquait de ne pas être accepté par une partie des habitants du quartier,  si ce n'est une volonté, une fois de plus, de créer un remoud dont personne n'ignore le but et l'issue. 

    La preuve, ces commentaires sous la publication de la page officielle du maire :

    "On sait très bien à quelle population le nom de Samuel Paty ne plait pas. Et comme d'habitude en France, on subit et on s'incline."

    Ou encore :

    "Ce qui me sidére c est que le nom de Samuel Paty ne fasse pas consensus chez les enseignants. Quelle honte....."

    "Egalement par les habitants....... quelle honte !!!!!Mais qui décide ici ?????"

    Et cet autre, bien dégeu :

    "Il faudrait un nom musulman pour que sa soit accepté"

    "Yannick le nom de l'école Samuel Paty est le meilleur nom qui puisse être donné. Je te demande de rester ferme dans ta décision sinon la porte sera ouverte pour toutes les idées nauséabondes de cette gauche que je ne veux plus voir à Vierzon. Toi et tes adjoints et conseillers doivent prendre des décisions et ne pas céder à la provocation Tiens bon"

    Est-ce que le maire nous raconte tout ce qui se dit dans la confidentialité de son bureau par exemple ? Là, il a choisi de le faire, on sait très bien pourquoi.

    L'idée de nommer un établissement scolaire Samuel Paty est plus que louable mais pas une école. 

    Un lycée, un collège, oui. 

    Car comment expliquer à de jeunes enfants, voire de très jeunes enfants, que Samuel Paty a été égorgé et décapité "parce qu’il développait l’esprit critique de futurs citoyens, dans une France respectueuse de toutes les convictions, de toutes les croyances, où l’expression est libre", pour reprendre une partie de l'hommage de l'Assemblée nationale à Samuel Paty.

    Comment assumer, de la part des enseignants, une telle explication, même avec leurs mots, plus simple à fournir à des collégiens et à des lycéens. 

    D'autant qu'à Vierzon, il existe déjà un lieu portant le nom de Samuel Paty (*), l'entrée de la cité scolaire a été baptisée ainsi pour permettre "aux centaines de collégiens et lycéens qui passent chaque jour de réfléchir par eux-mêmes » et participent « à poursuivre sans flétrir la lutte contre ignorance et fanatisme".

    "J’ai donc effectivement suggéré le nom d’une femme. Mais à aucun moment, je n’ai affirmé que ce serait « un nom de femme », ajoute le maire de Vierzon.

    Celui qui court, pour l'instant, est celui de Marie-France Garaud. On vous laisse parcourir sa biographie.

    (*) Il existe la rue Jacques Brel et la place Jacques Brel; le passage Charles Cliquet et le pont Charles Cliquet.

    Le nom des écoles de Vierzon


    Ecole Emile Charot

    Il a été instituteur à l'école des Ponts, rue des Ponts, qui porte désormais son nom, un "hussard de la République", attaché aux valeurs laïques et républicaines, adjoint du maire Émile Péraudin à Vierzon, député en 1924.



    Ecole Irène Joliot Curie

    Du nom de la rue où se trouve l'école, dans le quartier de Bourgneuf,  physicienne et chimiste française, célèbres pour avoir découvert la radioactivité artificielle. 

    Ecole André Luberne

    Avenue Jean-Jaurès, du nom de ce maître du cours préparatoire, décédé en 1991, dans l'école qui porte son nom. D' ​anciens élèves expliquaient qu'il "leur avait donné  l’envie, le goût d’étudier et d’aller plus loin."

    Ecole Maurice Caron

    Rue des Pentecôtes, il a été maire de Vierzon de 1947 à 1959. Le foyer et accueil de jour pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés place de la Résistance, porte aussi son nom..

    Ecole Claude Têtard

    Rue Etienne-Marcel, Claude Tétard, un Vierzonnais, a également donné son nom à un challenge sportif.  Il est décédé en 1993 à l'âge de 54 ans.

    Ecole Jules Vallès

    Du nom de la rue, journaliste et écrivain, élu de la Commune, il joua un rôle de premier plan lors des événements de 1871. Dans L’Insurgé, son dernier roman autobiographique, il raconte « sa » Commune de Paris.

    Ecole Bodin/Zay

    Pierre Bodin, maire adjoint à l'environnement dans les années 1980 à Vierzon, né le 22 novembre 1925 à Vierzon (Cher), mort le 19 février 1996 à Vierzon.
    Jean Zay (1904-1944), ancien ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts. Il prolonge l'obligation scolaire jusqu'à l'âge de 14 ans.

    Ecole Chaillot/Jacques Prévert

    Route de Bellon, dans le quartier de Chaillot. Jacques Prévert (1900-1977), poète dont on connaît tous au moins un poème ou un vers "Quelle connerie la guerre". L'école porte aussi le nom du quartier.

    Ecole Parmentier

    Du nom de la rue Antoine Parmentier (1737-1813), pharmacien militaire, agronome et hygiéniste français, resté célèbre pour avoir popularisé la consommation de la pomme de terre en France.

    Ecole Jean Turpin

    Avenue Edouard-Vaillant. Le nom d'un ancien inspecteur d'académie.

    Ecole Fay A et B

    Rue Léo Mérigot et avenue Jean Jaurès, en référence au château de Fay et à l'étang du même nom.  

    Les autres noms

    Les écoles de la rue des Tramways de l'Indre et de la rue des Ecoles porte le nom du quartier, Bourgneuf; les écoles du 2 et 6 l'impasse de la Craillo porte le nom du quartier, Colombier; l'école de la rue Eugène Pottier porte le nom du quartier, Forges; les écoles de l'avenue du 8 mai 1945 et de la rue Alain Fournier portent le nom du quartier, Puits-Berteau; l'école de la rue de la Poterie porte le nom du quartier, Tunnel-Château. 





    in Les chroniques du gauchiasse
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