"Je soutiens les organisations syndicales mais j'ai peur de la radicalisation des manifestations"
Fascinante déclaration du maire RN de Vierzon, Yannick Le Roux, dans un article de France 3 Centre-Val-de-Loire, à propos du rassemblement de soutien, lundi 7 septembre, aux salariés de Durkopp, l'ex-Nadella frappée par un plan social de 52 départs sur 110
Le maire nationaliste qui a participé à la campagne d'Eric Zemmour, qui accueille à bras ouverts Jean-Philippe Tanguy, le président du groupe RN à l'Assemblée nationale, a peur de la radicalisation des autres mais pas de la sienne !
"Je crains qu'il y ait une possibilité de fermer totalement l'usine. Et cela ne serait pas une cinquantaine de postes, mais plus d'une centaine", ajoute-t-il
D'où son absence, lundi, au rassemblement, préférant les ors du palais de justice de Bourges pour une audience de présentation de nouveaux magistrats, le soutien aux salariés vierzonnais est beaucoup moins important
Que signifie "la peur de la radicalisation des manifestations", selon son idéologie ? Que des dizaines de salariés licenciés ou mutés en Normandie se battent pour conserver leurs emplois ou pour partir avec le plus d'indemnités possibles ? C'est se radicaliser ?
L'extrême droite déteste le social. La stratégie municipale de la majorité est simple : elle préfère inaugurer une nouvelle usine d'à peine 60 salariés plutôt que de se battre pour conserver les 110
Après avoir rétréci la durée de la foire-exposition, la majorité participe à rétrécir le nombre de salariés de Durkopp
Le député Nicolas Sansu, présent au rassemblement a une autre lecture de ce qui se passe dans cette usine emblématique de Vierzon :
"Cette annonce est "un bras d'honneur au territoire, lorsqu'on affirme devant les élus et tous les salariés le 19 septembre 2025 qu'il n'y aura aucun licenciement et que Vierzon sera une place forte pour l'aéronautique alors que quelques mois après, il y a un plan de licenciement"