Pendant que le maire nationaliste de Vierzon crie à "la censure", nous louons le bon sens.
L'association Eclats de femme présidée par Claire Géronimi, également bras droit d'Eric Ciotti de l'UDR, allié au R.N, a annoncé dans la presse qu'elle ne viendra finalement pas au Forum des association ce week-end.
Elle prétexte un souci budgétaire mais depuis quand faut-il se ruiner pour tenir un stand ?
La raison est différente : cette association n'a aucun ancrage local à Vierzon, pas de permanence, pas de local, de pas de relais.
Elle tente d'exister dans cette ville parce que le maire d'extrême droite a imposé cette greffe politique. Car si le maire devait plaider la cause des femmes et leur respect, il n'aurait pas adouber un commentaire crasseux, sur sa page, pendant la campagne, sur le fait que "les femmes de droite sont plus jolies que celles de gauche."
Il n'a pas "censuré" ce commentaire, il y a répondu dans le même sens.
Y aurait-il pour le maire, un combat à mener pour les femmes de droite et pas pour celles de gauche ?
Il n'aurait pas non plus expliquer qu'il "fournissait" une suppléante ou il n'aurait pas enfilé une veste rose pour la journée internationale du droit des femmes en 2025, ce qui revient à genrer une lutte avec le plus mauvais goût : le rose pour le sexe féminin et le bleu pour le sexe masculin ? Etrange façon de voir notre société en 2026, sauf avec des lunettes passéistes.
Sororité Vierzon dénonce une "porosité entre action associative et projet politique d'extrême droite.../... partir d’une cause universelle, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, pour déplacer progressivement le débat vers l’immigration, les OQTF et l’insécurité."
Et d'ajouter : "Loin de nous la volonté de nier le traumatisme vécu par Claire
Geronimi ni la probable aide apportée aux victimes par son association. Nous réfutons
simplement le féminisme intéressé conduit par cette femme et ses alliés. Le viol est un crime, les violeurs sont des criminels, qu’ils soient sous OQTF ou citoyens
français."
Il existe déjà sur Vierzon, des structures associatives qui luttent contre la violence faite aux femmes au moyen notamment d'un groupe de paroles, pourquoi ne pas leur donner, de la part de la mairie, plus de visibilité ?
Cette cause ne doit pas effectivement servir de tremplin à l'extrême droite.
Une extrême droite qui, à Vierzon pensait pouvoir agir à sa guise mais qui se heurte, depuis le 22 mars dernier, à une opposition politique, associative et citoyenne. Et le renoncement de l'association Eclats de femme en est une illustration.
Le combat est à la hauteur de l'enjeu. Contrairement à la majorité installée en mairie, nous n'avons pas du tout les mêmes valeurs.