Dans une publication, sur sa page officielle, le maire désormais R.N de Vierzon fait le triste aveu que les banques semblent ne plus vouloir prêter de l'argent à des municipalités d'extrême droite comme Vierzon.
"A ce jour, aucune banque n'a accepté nos demande d'aide. Au regard de la situation la confiance est rompue", écrit Yannick Le Roux.
Avant de jeter l'opprobre sur l'ancienne majorité pour justifier ses propres carences, la majorité arrive à un constat alarmant : l'extrême droite n'est pas un gage de confiance pour les banques.
Le maire a beau exposer, sans explication, les comptes de la ville afin de galvaniser ses troupes et se dédouaner des promesses qu'il ne pourra jamais tenir, son développement tombe à l'eau.
Alors, pour se raccrocher aux branches, voilà l'idée lumineuse : présenter un plan de redressement des finances sur cinq ans, de 2027 à 2032 afin, dit le maire, de regagner la confiance des banques et les assurer "de notre extrême rigueur".
"Extrême" oui, oui, on n'en doutait pas.
Mais voilà ce que chacun craignait : sous couvert d'un plan de redressement dont on sait parfaitement ce que ses conséquences signifient, la majorité va non seulement nous expliquer ne pouvoir assumer aucune de ses promesses, mais en plus, elle va dégraisser, compresser, couper, trancher, soustraire à foison.
Et ses idolâtres vont applaudir à tout rompre.
Ainsi, il pourra annoncer, toujours sous couvert d'une obligation financière, des suppressions d'agents à la mairie de Vierzon, comme il l'avait confirmé lors d'une récente interview à l'hebdomadaire L'écho du Berry :
"Notre objectif est de réduire l'effectif de 3% à 5% par an."
Non seulement, la publication de ces chiffres sert à masquer des desseins municipaux tragiques mais aussi, elle permet aux soutiens du maire de cracher leur bile sur l'ancienne majorité. Ou comment faire diversion sinon en jetant la faute sur les gauchiasses.
Le maire annonce même qu'il ne versera pas la subvention mensuelle au CCAS (175.000 euros) afin de payer les subventions aux associations et les entreprises.
A une journée de l'ouverture du Forum des associations, le maire a envie de s'y promener sans être vilipendé.
Le populisme en écharpe tricolore.