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  • 11 août 2026 par
    RB & B
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    La meurtrissure d'une ville coupée en deux par la ligne de démarcation, entre zone libre et zone occupée, revient hanter Vierzon, presque 90 ans plus tard. 

    L'hommage aux résistants victimes de la barbarie nazie d'août 1944 comptera les soutiens d'une gauche pour qui l'extrême-droite d'aujourd'hui n'est que le jus noir de ceux qui sont à l'origine de la barbarie contre laquelle cette commémoration du 15 août est l'objet. 

    Symboliquement, le député communiste, Nicolas Sansu, évincé du carton d'invitation officiel, emmènera ses propres troupes de résistants à la stèle du canal de Berry, à 12 heures.



    Depuis l'avènement du maire Yannick Le Roux à la tête de Vierzon, les commémorations sont devenues un terrain hostile à l'extrême-droite dont la légitimité à déposer une gerbe devant un monument aux morts lui est farouchement disputée. 

    Ce n'est pas la première fois, depuis le 22 mars dernier, qu'une telle cérémonie se dédouble, pour ne pas mêler ceux qui ont réellement combattu les nazis avec ceux qui, aujourd'hui, s'accommodent de leur héritage. 

    Qui aurait pu penser, qu'un jour, à Vierzon, on en serait arrivé à tourner le dos à un maire qui dépose une gerbe parce que son appartenance politique est l'anti-thèse de ce qu'il commémore ?

    Pour le soutiens de la mairie nationaliste, une autre commémoration est prévue entre la stèle du Vieux-Domaine, celle du canal de Berry où le député se rendra une heure plus tard et la stèle des aviateurs à Méreau. 



    Yannick Le Roux y sera à la fois comme maire de la grande ville voisine et comme habitant de la petite commune si chèrement convoitée pour grossir la communauté de communes.

    Ce 15 août ne sera pas celui de l'unité mais comment parler d'unité avec une extrême-droite qui divise, qui ostracise, qui jette l'anathème sur untel ou untel, qui choisit ses têtes en fonction de ce qu'elles contiennent. 

    Le symbole sera fort, fort parce que le député souligne être "le petit-fils de résistant du groupe Vengeance, petit-fils d’un maquisard assassiné par la milice en 1944". 

    Il ajoute : "je sais de quel côté ont combattu mes aïeux, je sais de quel côté se situe l'extrême droite ! Aussi, je ne laisserai jamais les nostalgiques du pétainisme s’accaparer une histoire qui est tout sauf la leur." 

    De son côté, Yannick Le Roux tente par tous les moyens de faire croire que l'extrême-droite n'est pas sa famille quand ses fréquentations, ses soutiens et ses décisions, hurlent le contraire. Désormais, à Vierzon, il faut choisir un camp. Celui de la mémoire ou celui de l'outrance.



    Alors, ces photos d'archives SONT LES SEULES RAISONS qui exigeaient de libérer Vierzon. 


    Dans une publication dite "officielle", on peut lire que l'engagement du maire d'extrême droite de Vierzon est de "libérer Vierzon" et "de la relever ensemble".

    La dernière fois où il a fallu relever Vierzon, c'est lorsque celle-ci a été coupée en deux par la ligne de démarcation, puis bombardée, détruite, retournée, là, il a vraiment fallu "la relever ensemble".


    Mais la sémantique utilisée par celui qui ne cesse de diviser cette ville est non seulement impropre mais insultante, car elle impose l'idée qu'il veut être le maire de certains et pas de tous les Vierzonnais, ce qui est clairement apparu depuis plusieurs mois.

    Et puis la libérer de qui, et de quoi ? 

    Nous avons déjà eu cette comparaison fumeuse entre l'élection de l'extrême droite et la chute du mur de Berlin, allons-nous aller encore plus loin ?

     

    Nous aimerions que l'auteur de cette phrase aille au bout de son raisonnement et qu'il nous explique sa vision de "libérer Vierzon" ? 

    Comme impatient de faire taire son opposition tant politique que citoyenne ?


    in Les chroniques du gauchiasse
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