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    Promis, juré, ce n'est pas l'extrême droite

    Pas besoin d'y goûter pour voir que cela en est
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  • Promis, juré, ce n'est pas l'extrême droite
  • 20 août 2026 par
    RB & B
    | Aucun commentaire pour l'instant


    Il existe à Vierzon un phénomène politique assez fascinant, plus on réunit de figures de l’extrême droite, plus on vous explique qu’on n’est surtout, surtout, pas d’extrême droite !

    C’est subtil hein 

    Depuis la campagne municipale, l’équipe aujourd’hui aux commandes répète à qui veut l’entendre qu’il faudrait cesser avec ces vilaines étiquettes

    Extrême droite ? Quelle idée ! Quelle obsession ! Quel procès d’intention !

    Alors d’accord

    Nous sommes des gens ouverts, nous voulons bien faire un effort

    Essayons donc très fort de les croire

    Commençons par le directeur de campagne : Franck Timmermans

    Cofondateur du Front national, ancien secrétaire national du parti, passé également par le MNR après la scission mégrétiste

    Mais attention, n’allez surtout pas en tirer de conclusions hâtives, ce serait mesquin

    Pendant la campagne, Jean-Yves Le Gallou fait également un passage par Vierzon et prend la parole lors d’un événement de soutien à Yannick Le Roux

    Ancien cadre du Front national, ancien dirigeant du MNR, figure historique de la mouvance identitaire, mais toujours aucun rapport, une malencontreuse coïncidence géographique, probablement

    Puis vient Bruno Gollnisch

    Ancien numéro deux du Front national, ancien député européen FN, vieux compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, lui aussi passe voir le candidat,encore un hasard

    À ce stade, le hasard commence quand même à avoir un sacré carnet d’adresses non?

    Mais soyons raisonnables, ne tombons surtout pas dans cette manie épouvantable qui consiste à regarder qui entoure une équipe politique pour tenter de comprendre où elle se situe politiquement

    Ce serait beaucoup trop facile

    Et voilà maintenant qu’est annoncée, pour le 19 septembre, une « réunion de rentrée » avec Jean-Philippe Tanguy

    Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national, alors évidemment, je sais déjà ce qu’on va nous expliquer

    Ça ne veut rien dire, Timmermans ne veut rien dire, Le Gallou ne veut rien dire, Gollnisch ne veut rien dire, Tanguy ne veut rien dire

    Pris séparément, absolument rien ne veut jamais rien dire, c’est pratique

    Parce qu’à ce rythme là, si demain Marine Le Pen vient couper le ruban d’une inauguration, on nous expliquera sans doute qu’elle passait simplement dans le quartier et qu’elle avait une paire de ciseaux sur elle

    Le problème, voyez vous, ce ne sont pas les étiquettes, on peut retirer toutes les étiquettes que l’on veut d’un bocal, ce qu’il contient ne change pas pour autant

    Et quand votre directeur de campagne est un ancien cadre historique du Front national, que des personnalités comme Jean-Yves Le Gallou et Bruno Gollnisch viennent graviter autour de votre campagne et que votre rentrée politique accueille un député du Rassemblement national, il devient légèrement compliqué de continuer à jouer les vierges effarouchées chaque fois que quelqu’un prononce les mots « extrême droite »

    Parce qu’à un moment, ce n’est plus un procès d’intention, c’est un trombinoscope

    On veut bien être naïfs, on veut bien croire aux rencontres fortuites, aux vieilles amitiés, aux invités de passage et aux incroyables concours de circonstances, mais il faudrait quand même éviter de prendre les Vierzonnais pour des poissons rouges

    Une fois, c’est une rencontre, deux fois, c’est une coïncidence, trois fois, ça commence à ressembler à une ligne politique

    Et à quatre, franchement… ce n’est plus une coïncidence, c’est un organigramme

    Mais rassurez vous ! 

    Ils ne sont pas d’extrême droite

    Ils ont juste apparemment beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amis qui le sont...

    in Les chroniques de l'hystérique
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