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    Le Canard, Rémy et l’obsession à plumes

    Il y a quelques semaines est apparue sur Facebook une nouvelle page locale
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  • Le Canard, Rémy et l’obsession à plumes
  • 21 août 2026 par
    RB & B
    | Aucun commentaire pour l'instant

     

    Il y a quelques semaines est apparue sur Facebook une nouvelle page locale : Le Canard Pondeur

    Une nouvelle voix dans le paysage vierzonnais, donc ! Très bonne nouvelle !

    On aurait pu imaginer qu’elle parlerait de Vierzon, de la municipalité, des projets, des quartiers, des commerces, de culture, de circulation, d’urbanisme, de la pluie, du beau temps ou même, soyons fous, des canards

    Mais non, très rapidement, nous avons découvert son sujet de prédilection

    Attention suspense….Roulements de tambour !

    Rémy

    Rémy écrit quelque chose ? Le Canard pond !

    Rémy répond ? Le Canard pond !

    Rémy ne répond pas ? On imagine qu’il va répondre et le Canard pond préventivement !

    Rémy publie un texte un peu long ? On nous prévient qu’il faudra prévoir une collation ou un repas avant de lire !

    Rémy dépose une plainte ? Communiqué du Canard !

    Rémy est susceptible de réagir ? Publication du Canard !

    Rémy existe quelque part dans Vierzon avec un clavier à proximité ? Il doit probablement s’organiser une cellule de crise chez les palmipèdes

    Et c’est là que l’histoire devient délicieuse, mais vraiment je vous assure

    Parce que ces mêmes personnes nous expliquent régulièrement que nous serions obsédés par les autres

    Vous savez, cette curieuse maladie qui consiste à reprocher bruyamment à quelqu’un exactement ce que l’on est occupé à faire

    Sur Vierzonitude, nous parlons politique, ce n’est pas nouveau

    Nous critiquons un maire lorsqu’il agit en maire

    Nous commentons une décision municipale lorsqu’elle est prise

    Nous parlons d’élus, de partis, de prises de position, d’alliances politiques, de déclarations publiques et de choix qui concernent la ville

    On peut être en désaccord avec nous, c’est sain

    On peut trouver nos articles injustes, excessifs, mal écrits, trop longs, trop à gauche, pas assez à droite, trop rouges, trop noirs ou même légèrement mauves les jours de pluie

    Et c’est parfaitement légitime

    En revanche, il existe une petite différence entre critiquer des actes et décider qu’une personne devient votre programme éditorial

    Une toute petite nuance, qui est apparemment extrêmement technique

    Le Canard nous assure d’ailleurs qu’il ne pratique ni les mots grossiers, ni les propos outrageants, ni les insultes, admirable !

    Quelques publications plus loin apparaissent pourtant les expressions « esprit troublé », « perturbé voire paranoïaque », une recommandation d’œufs mimosa censés « ralentir la sénilité », une citation sur le fait « d’argumenter avec des imbéciles », sans oublier les « cerveaux pervertis »

    Mais attention ! Ce ne sont pas des insultes, à mon avis ce sont des figures de style, des alexandrins ou peut être même du Molière !

    Le patrimoine littéraire vierzonnais est décidément en pleine expansion

    Et puis il y a ce moment formidable où Le Canard annonce solennellement :

    « Le Canard pondeur ne répondra pas à ce pamphlet »

    Ah, très bien, enfin une décision ferme

    La phrase suivante ?

    « Pour la suite, nous répondrons à ses futures grandiloquences… »

    Pardon, il ne répondra donc plus ? Sauf les prochaines fois visiblement

    Voilà une résolution à peu près aussi définitive qu’un dernier verre à trois heures du matin

    Mais derrière le comique involontaire, il existe quelque chose d’un peu moins drôle

    Depuis quelques mois, une mécanique s’installe, on désigne une personne, on lui attribue tous les défauts, on surveille ce qu’elle écrit, on interprète ce qu’elle pense, on anticipe ce qu’elle va dire, on parle de son caractère, de son ego, de ses intentions, de sa personnalité

    Puis on recommence !

    Et, merveille absolue, on finit par lui reprocher d’être obsédé par vous, c’est pratique remarquez

    Le Canard va même jusqu’à prévenir ses lecteurs de la réaction que Rémy pourrait avoir avant qu’il l’ait eue, à ce stade, nous ne sommes plus dans le commentaire politique mais plutôt dans la météo comportementale

    « Demain matin, averses sur Vierzon, vent d’ouest et risque élevé de publication de R.B. vers 14 heures. Sortez couverts »

    Alors précisons quelque chose puisque manifestement cela semble nécessaire, vous ne nous atteignez pas, vraiment pas

    On ne se réveille pas le matin en se demandant ce que le Canard Pondeur aura bien pu écrire pendant la nuit

    Nous regardons simplement avec une certaine fascination cette étrange collection de pages qui apparaissent avec, chacune, la même ambition déclarée : dénoncer notre prétendue obsession avant de consacrer une quantité impressionnante de temps à parler de nous

    C’est presque attendrissant !

    Nous devons occuper gratuitement un espace considérable dans quelques cerveaux vierzonnais, et par les temps qui courent, avec le prix du mètre carré, nous vous remercions pour l’hébergement

    Mais surtout, qu’on ne vienne pas inverser les rôles, critiquer un maire n’est pas harceler un homme, interroger une décision municipale n’est pas attaquer une famille, contester une idéologie n’est pas insulter ceux qui votent pour elle

    Et écrire que nous ne partageons pas une orientation politique n’a rien à voir avec expliquer publiquement qu’un contradicteur serait paranoïaque, sénile, narcissique ou imbécile !

    La critique politique s’adresse à ce que vous faites et à ce que vous défendez, l’attaque personnelle, elle, s’intéresse à ce que vous seriez

    La nuance tient en deux lignes mais elle semble pourtant demander quelques semaines d’apprentissage

    Alors continuez, chers Canards.

    Pondez, caquetez, annoncez que vous ne répondrez plus avant de rédiger la réponse suivante, expliquez que nous sommes obsédés par vous entre deux publications consacrées à Rémy, prévenez vos lecteurs qu’il va écrire, puis reprochez lui d’avoir écrit

    À force, nous allons finir par devoir ajouter la rubrique « Ils parlent de Vierzonitude pendant que Vierzonitude parle de Vierzon »

    Et finalement, c’est peut être ça, le plus cruel, ils voulaient tellement nous atteindre qu’ils sont en train de démontrer exactement ce que nous dénonçons

    Pas besoin de les caricaturer, ils apportent eux mêmes les plumes, les œufs et la recette !...

    in Les chroniques de l'hystérique
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    Promis, juré, ce n'est pas l'extrême droite
    Pas besoin d'y goûter pour voir que cela en est


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