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    La notion de racisme anti-blanc du maire de Vierzon

    "Factuellement, il existe bel et bien", dit-il
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  • La notion de racisme anti-blanc du maire de Vierzon
  • 14 août 2026 par
    RB & B
    | 1 Commentaire


    Voilà qu'au détour des réseaux sociaux, en réponse à une question posée par un internaute, "Monsieur le maire, incluez-vous le racisme anti-blanc ?"  dans le cadre du message de tolérance diffusé sur sa page officielle, le maire nationaliste de Vierzon reconnaît, sans sourciller, l'existence d'un racisme anti-blanc. 

    Pour lui, c'est une évidence. "Puisque factuellement, il existe bel et bien."

    "Factuellement", c'est-à-dire, basé sur des faits réels, prouvés et vérifiables. 

    Mais on a pu constater que le "factuellement" du maire pouvait révéler des failles.

    Car quand "factuellement", il se filme devant le parc de jeux pour enfants, lors de sa campagne, au bout du jardin de l'Abbaye, prétextant que "plein de gens et plein de groupes [qui] traînent ici.. Les familles n'ont pas envie de venir ici. Les gens n'osent pas venir profiter de ce parc qui est un peu délabré mais qui pourraient profiter à des familles vierzonnaises", il ment.

    Après vérification lors d'une belle journée ensoleillée, le parc était fréquenté par les enfants de "familles vierzonnaises".

    Car que veut-il dire quand il cite: "des familles vierzonnaises",  terme opposé à "plein de gens et plein de groupes" ? Ce n'est pas très difficile à comprendre pourtant, dans "familles vierzonnaises", il faut y voir des familles "blanches", qu'on oppose forcément, aux "gens" qui fréquentent aussi ce jardin.

    Si le maire reconnaît l'existence d'un racisme anti-blanc dans la société, il ne voit pas la poutre raciste dans son œil. Et pourtant.

    Le racisme anti-blanc fait encore l'objet de débat, ravivé par la récente décision de la justice qui dans le cadre du meurtre de Thomas, à Crépol, en 2023 a retenu "la circonstance aggravante de racisme visant « la [prétendue] race blanche et la nation française », écrit le Monde.

    Le racisme anti-blanc n'existe pas si l'on se base sur une définition sociologique du racisme. Il n'est pas seulement une injure ou un rejet individuel, mais un système de domination globale enraciné dans l'histoire (esclavage, colonisation).

    Cet enracinement place historiquement et structurellement les personnes blanches en position de pouvoir et les minorités non blanches en position d'infériorité ou d'exclusion.

    " La loi du 1er juillet 1972, dite loi Pleven, poursuit le Monde, la première grande loi en matière de racisme en France, a été à l’époque pensée principalement pour lutter contre le racisme envers les immigrés d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, et pas du tout en imaginant que les Blancs pouvaient en être victimes, c’est certain.

    Néanmoins, explique Evan Raschel, professeur de droit spécialiste des questions liées au racisme, le législateur a été très attentif, dans la rédaction du texte, pour respecter le principe d’universalisme et a veillé à ce qu’aucune catégorie de personne ne soit exclue : la loi vise une « prétendue » race, une ethnie, une nation ou une religion, mais ne précise jamais laquelle."

    La justice "a donc retenu un contexte de haine raciale – et cela suffit pour que la circonstance aggravante soit applicable –, et non la haine raciale comme mobile, contrairement à ce que des médias et certaines personnalités d’extrême droite relayent."

    Or, la notion de racisme anti-blanc ne doit pas servir à occulter le racisme décomplexé qui s'est libéré, à travers les mots, depuis la campagne des élections municipales à Vierzon. Il ne justifie aucunement son existence, jusque dans les plis de la société vierzonnaise, à couvert ou à découvert.

    Nous espérons que, dans une prochaine publication, le maire de cette ville nous expliquera sa notion de racisme anti-blanc, autrement que par le prisme de sa propre idéologie.

    Pour réponse, un internaute a écrit ceci :

    "Bizarre... J'ai encore jamais entendu un blanc se voir refuser un emploi parce que blanc. Ni l'entrée d'une boîte de nuit parce que blanc..."



    in Politique Vierzonnaise
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    La tarte à la crème des messages de modération
    Quand la mairie entretient sciemment un climat délétère


    Le chien court avenue d'Antrioche qui se jette, à pleine bouche, dans la mer. La nuit suinte encore la sévère chaleur du jour. Tu viens d'obliquer sous ton drap léger. Tu enfonces sous tes paupières la brutalité de ta fatigue jusqu'au désir de dormir longtemps, lourdement, pendant cette nuit de garde, constellée d'incertitudes.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    La truffe dressée dans l'heure tardive. Entre la lune qui veille ceux que le sommeil déserte et la lune qui recouvre ceux que le sommeil harasse. Tes seins hérissent l'absurde nudité de ta solitude. Et mes pas, même doubles, sur la route fumante des degrés Celsius en trop, peinent à suivre la marche de l'animal devenu d'un coup sans compagnie. Je cherche une histoire à sécher sur l'estran. Embarcation de mots prête à prendre la marée. Le néant. Encore un jour sans rien, un jour sec et grillé sous le soleil infernal. A chercher le sens des courants capables d'irriguer mes frissons vers une hypothétique fraîcheur humaine.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Le nez collé à l'esprit du bitume. Stupidité mécanique rythmée par son instinct. Ton souffle, je le sens voler sur mon torse, sur mes lèvres, sur mes doigts, sur ces parties de moi que ta bouche régale. Je ne sais pas que le bonheur, aussi, se cristallise sur des parois improbables, sur la surface du sommeil, de l'aube, du silence à peine habité. Derrière le rideau de la nuit, mes yeux ouverts comme des trappes, cherchent toujours à décomposer la formule chimique de l'obscurité. Tu m'as dit détester ton biper dans la nuit. Ce hurlement soudain t'arrache des sueurs, te griffe la peau embuée de tranquillité. Cri strident, appel à la peur, risque à courir.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Je traîne, aveugle, ma vie barbouillée vers tes bras, vers ta peau qui dompte avec élasticité mes exercices de style. Je me trouve beau face à tes rires, face à ces compliments dont tu me distingues. Tu souris, tu dors, tu souris en dormant, d'une tendresse frappante. Je ne sais pas ces détails livresques de ton intimité. Je ne sais pas tout.

    Le chien court gaiement avenue d'Antioche.

    Tu m'as dit, cette nuit-là, avoir curieusement aimé la sonnerie de ton biper. Tu as entendu comme la musique d'une échéance. Une étrange douceur encercler ton habituelle angoisse. Une lueur sans besoin d'explication. Je regarde le ciel avec des rides aux yeux et de la pluie dedans. L'eau glisse toujours rapidement sur la terre sèche. J'ai surtout peur d'avoir trop peur en vol. Mes mains battent l'air d'un stupide scénario. Tu baignes dans ton lit, pour quelques minutes encore. Jamais je n'aurais pensé caresser ta géo-politique avec des gestes pointillés sur tes frontières mouvantes. J'habite tes continents comme dans des chambres d'hôtel avec ce même étonnement d'être ici et partout.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Avec une obstination délibérée à s'éloigner de sa seule autorité en l'occurrence moi. J'attends en vain un réflexe particulier pour me croire pareil à tous les autres, ou du moins à une grande majorité. C'est-à-dire habiter d'une autre qui n'a pas encore tes traits mais dont je ressens la fiction comme une approche acceptable de la réalité. Je ne sais vraiment rien de rien. Tu viens de repousser le drap à la hauteur de ton ventre. Je suis fasciné par son attraction. Ta main s'y est posée comme une aile. Je pose la mienne avec la précaution du secret. Dans quelques minutes, ton biper t'attachera à la terre ferme.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Dans le silence stupide d'une nuit remplie d'arrière pensées. Je suis derrière, le coeur battant, pressentiment fragile du drame à venir. Il y a un virage, une voiture, un chien courant avenue d'Antioche et combien de possibilités mathématiques pour que ces trois éléments se percutent en même temps ? Ton biper dresse ton corps nu. Je t'aime ainsi. Quand ma bouche contacte ta peau humide, de l'oreille à ton cou, du cou à tes seins, de tes seins au reste de la galaxie.

    Le chien ne cour plus avenue d'Antioche.

    Mais la voiture perce la brutalité de la nuit sans avoir ralenti. Tes yeux savent les miens, gourmands au bord, amoureux au centre, tristes au fond. Je me mets à courir vers la mer meurtrière. La route digère déjà une ombre massive, sans oscillation visible. Les matières inertes sont sans pitié entre elles.

    Je cours avenue d'Antioche essoufflé de désespoir.

    Ton biper tue finalement ton sommeil. Il te plonge dans la lumière de ton appartement. Exposée à l'évidence du jour à venir. Je suis seul avec mon chien et son doute de vie dans les poils.

    Je ne peux plus courir avenue d'Antioche.

    Mes bras sont lourds d'une vie trop légère. J'aime tes bras autour de moi. C'est une certitude d'existence. Et tes mots à tête chercheuse scrute mon plaisir à la façon d'une science.

    Mon chien sent déjà la mort mouillée avenue d'Antioche. Je te vois poser ton corps amant contre mon corps grossier.

    Le chien ne court plus avenue d'Antioche.

    Mais la mer ne s'est pas arrêtée pour autant. Tu m'accueille avec mon regard affolé, ma tête d'insomniaque et mon paquet de chien déjà timbré pour la mort. Je le pose comme à tes pieds, offrande inutile pour le reste de la vie à venir. Nos regards comprennent avant notre conscience respective l'étendue de ce voile qui nous recompose. Je ne murmure rien. Je soupire juste le cubage du drame. Comme si je retirais l'existence à mon existence. Nous sommes de chaque côté de la bête.

    Tu me souris quand même. C'est plus fort que toi. Je te réponds, c'est crucial pour moi. Le chien nous quitte. Sans forcer la souffrance dont il se débarrasse pour courir plus vite avenue d'Antioche, probablement, ou sur d'autres avenues moins fréquentées. J'entends ta voix humaine au-delà de l'au-delà animal. Tu me demande son nom. Il s’appelle Hasard. Tu ne me crois toujours pas. C'est pourtant vrai.

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