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    Des plaintes en veux-tu, en voilà !

    Il va falloir recruter au commissariat de Vierzon
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  • Politique Vierzonnaise
  • Des plaintes en veux-tu, en voilà !
  • 14 août 2026 par
    RB & B
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    La campagne des élections municipales venait de démarrer que le candidat devenu maire déposait déjà une plainte. 

    Motif : Vierzonitude et ses administrateurs l'auraient traité de "facho". 

    Faux : nous avions écrit, à propos de son pseudo-programme "du facho, rien de nouveau". Nuance. La plainte a été classée sans suite.

    Les hostilités étaient donc ouvertes, le candidat devenu maire avait décidé de judiciariser sa campagne, de dresser autour de sa personne un cordon sanitaire empêchant toute critique de sa politique.  L'exemple qu'il souhaitait donner est tombé à l'eau. 

    Depuis cette première salve, on ne compte plus les plaintes des deux camps, les pro et les anti. Les réseaux sociaux fournissent le gros des motifs. 

    En cinq mois depuis l'élection de cette nouvelle majroité, et plus longtemps en comptant la campagne, Vierzon s'est transformée en OK Corral ou Duels au soleil, au choix. Les  confrontations ont même glissé des réseaux sociaux jusqu'aux pavés de la ville.

    Par l'entremise d'une extrême-droite qui se dit "décomplexée", certains ont compris qu'ils pouvaient alors dire n'importe quoi, sur n'importe qui, sans filtre, en toute impunité, sans saisir les nuances parfois subtiles.

    Les réseaux sociaux sont un univers dans lequel ne pénètrent pas les forces de l'ordre avec leur véhicule. Autant un tapage nocturne se règle avec un coup de fil au 17 et une intervention de la patrouille. Autant, des dommages causés par les réseaux sociaux ne peuvent pas être stoppés dans la foulée. 

    Alors, les plaintes s'entassent. Elles font perdre un temps précieux aux officiers de police judiciaire qui ont d'autres urgences sur le feu mais dès que la mairie de Vierzon est ne serait-ce qu'indirectement impliquée dans une plainte, cette dernière est prioritaire.

    Ces jours-ci, le commissariat de Vierzon a ainsi entendu des personnes mises en cause, et le climat se détériore un peu plus. 

    Y-aura-t-il bientôt une zone de non-droit où les étiquetés "gauchiasses" entreront d'un côté et les étiquetés "extrême droite" entreront de l'autre, sur une place de la ville pour éviter que leurs regards ne se croisent ?

    C'est cela qu'est devenue Vierzon ? 

    Une ville où les uns toisent les autres parce que les convictions politiques se heurtent, non pas dans le respect mais dans l'invective permanente ? 

    Où certains confondent la liberté d'expression avec la liberté de harceler et de diffamer, de dire les pires choses qui soient pour frapper et blesser, faute d'arguments ? 

    Où l'on attaque le physique, le métier, la famille ?

    Où on lance des rumeurs ?

    Où certains ne font pas la différence notable entre la critique d'une politique (celle de l''extrême droite menée à Vierzon) et d'une fonction (celle de maire qui applique cette politique) avec la diffamation d'une personne ?

    Où le maire lui-même considère que Vierzonitude et ses administrateurs font, selon lui, "monter la haine depuis le 4 septembre, alors que l’opposition politique se comporte parfaitement de façon démocratique et respectueuse ?"

    Où le maire ajoute : "estimez vous normal que, parce que bloqué, je ne puisse pas répondre aux quatre-cinq attaques quotidiennes depuis bientôt un an dont je suis la cible par Monsieur R.B ?"

    Faux puisque c'est "Yannick Le Roux maire de Vierzon" qui interdit aux administrateurs de Vierzonitude et à Vierzonitude tout accès à sa page.

    Et ce n'est pas, répétons-le,  "Yannick Le Roux, alias Zlat Yann" qui est visé mais "Yannick Leroux, maire de Vierzon". 

    Contrairement  à certains commentaires de ses soutiens, Vierzonitude ne s'en est jamais pris ni à son physique, ni à sa vie privée, ni à sa famille mais toujours à son action de maire de Vierzon, à travers ce qu'on lit sur sa page, sur celle de la ville de Vierzon et à travers la presse.

    Il va falloir que la majorité s'habitue à être critiquée pour ce qu'ils font mal, pour ce qu'ils ne font pas. Après tout, n'est-elle pas toujours en train de comparer son action avec celle de la majorité précédente et pas du tout en termes courtois ?

    Ne supporterait-elle pas qu'on lui fasse ce qu'elle fait aux autres mais qu'elle nous interdirait pour elle-même ?

    Allons, il semble que vous ayez tous passés l'âge de réagir comme dans une cour d'école. Vous avez une ville à gérer, pas de comptes à régler entre cow-boys et indiens auxquels vous avez dû sans doute jouer... 

    Mais vous avez grandi, non ?


    in Politique Vierzonnaise
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    La notion de racisme anti-blanc du maire de Vierzon
    "Factuellement, il existe bel et bien", dit-il


    Le chien court avenue d'Antrioche qui se jette, à pleine bouche, dans la mer. La nuit suinte encore la sévère chaleur du jour. Tu viens d'obliquer sous ton drap léger. Tu enfonces sous tes paupières la brutalité de ta fatigue jusqu'au désir de dormir longtemps, lourdement, pendant cette nuit de garde, constellée d'incertitudes.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    La truffe dressée dans l'heure tardive. Entre la lune qui veille ceux que le sommeil déserte et la lune qui recouvre ceux que le sommeil harasse. Tes seins hérissent l'absurde nudité de ta solitude. Et mes pas, même doubles, sur la route fumante des degrés Celsius en trop, peinent à suivre la marche de l'animal devenu d'un coup sans compagnie. Je cherche une histoire à sécher sur l'estran. Embarcation de mots prête à prendre la marée. Le néant. Encore un jour sans rien, un jour sec et grillé sous le soleil infernal. A chercher le sens des courants capables d'irriguer mes frissons vers une hypothétique fraîcheur humaine.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Le nez collé à l'esprit du bitume. Stupidité mécanique rythmée par son instinct. Ton souffle, je le sens voler sur mon torse, sur mes lèvres, sur mes doigts, sur ces parties de moi que ta bouche régale. Je ne sais pas que le bonheur, aussi, se cristallise sur des parois improbables, sur la surface du sommeil, de l'aube, du silence à peine habité. Derrière le rideau de la nuit, mes yeux ouverts comme des trappes, cherchent toujours à décomposer la formule chimique de l'obscurité. Tu m'as dit détester ton biper dans la nuit. Ce hurlement soudain t'arrache des sueurs, te griffe la peau embuée de tranquillité. Cri strident, appel à la peur, risque à courir.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Je traîne, aveugle, ma vie barbouillée vers tes bras, vers ta peau qui dompte avec élasticité mes exercices de style. Je me trouve beau face à tes rires, face à ces compliments dont tu me distingues. Tu souris, tu dors, tu souris en dormant, d'une tendresse frappante. Je ne sais pas ces détails livresques de ton intimité. Je ne sais pas tout.

    Le chien court gaiement avenue d'Antioche.

    Tu m'as dit, cette nuit-là, avoir curieusement aimé la sonnerie de ton biper. Tu as entendu comme la musique d'une échéance. Une étrange douceur encercler ton habituelle angoisse. Une lueur sans besoin d'explication. Je regarde le ciel avec des rides aux yeux et de la pluie dedans. L'eau glisse toujours rapidement sur la terre sèche. J'ai surtout peur d'avoir trop peur en vol. Mes mains battent l'air d'un stupide scénario. Tu baignes dans ton lit, pour quelques minutes encore. Jamais je n'aurais pensé caresser ta géo-politique avec des gestes pointillés sur tes frontières mouvantes. J'habite tes continents comme dans des chambres d'hôtel avec ce même étonnement d'être ici et partout.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Avec une obstination délibérée à s'éloigner de sa seule autorité en l'occurrence moi. J'attends en vain un réflexe particulier pour me croire pareil à tous les autres, ou du moins à une grande majorité. C'est-à-dire habiter d'une autre qui n'a pas encore tes traits mais dont je ressens la fiction comme une approche acceptable de la réalité. Je ne sais vraiment rien de rien. Tu viens de repousser le drap à la hauteur de ton ventre. Je suis fasciné par son attraction. Ta main s'y est posée comme une aile. Je pose la mienne avec la précaution du secret. Dans quelques minutes, ton biper t'attachera à la terre ferme.

    Le chien court avenue d'Antioche.

    Dans le silence stupide d'une nuit remplie d'arrière pensées. Je suis derrière, le coeur battant, pressentiment fragile du drame à venir. Il y a un virage, une voiture, un chien courant avenue d'Antioche et combien de possibilités mathématiques pour que ces trois éléments se percutent en même temps ? Ton biper dresse ton corps nu. Je t'aime ainsi. Quand ma bouche contacte ta peau humide, de l'oreille à ton cou, du cou à tes seins, de tes seins au reste de la galaxie.

    Le chien ne cour plus avenue d'Antioche.

    Mais la voiture perce la brutalité de la nuit sans avoir ralenti. Tes yeux savent les miens, gourmands au bord, amoureux au centre, tristes au fond. Je me mets à courir vers la mer meurtrière. La route digère déjà une ombre massive, sans oscillation visible. Les matières inertes sont sans pitié entre elles.

    Je cours avenue d'Antioche essoufflé de désespoir.

    Ton biper tue finalement ton sommeil. Il te plonge dans la lumière de ton appartement. Exposée à l'évidence du jour à venir. Je suis seul avec mon chien et son doute de vie dans les poils.

    Je ne peux plus courir avenue d'Antioche.

    Mes bras sont lourds d'une vie trop légère. J'aime tes bras autour de moi. C'est une certitude d'existence. Et tes mots à tête chercheuse scrute mon plaisir à la façon d'une science.

    Mon chien sent déjà la mort mouillée avenue d'Antioche. Je te vois poser ton corps amant contre mon corps grossier.

    Le chien ne court plus avenue d'Antioche.

    Mais la mer ne s'est pas arrêtée pour autant. Tu m'accueille avec mon regard affolé, ma tête d'insomniaque et mon paquet de chien déjà timbré pour la mort. Je le pose comme à tes pieds, offrande inutile pour le reste de la vie à venir. Nos regards comprennent avant notre conscience respective l'étendue de ce voile qui nous recompose. Je ne murmure rien. Je soupire juste le cubage du drame. Comme si je retirais l'existence à mon existence. Nous sommes de chaque côté de la bête.

    Tu me souris quand même. C'est plus fort que toi. Je te réponds, c'est crucial pour moi. Le chien nous quitte. Sans forcer la souffrance dont il se débarrasse pour courir plus vite avenue d'Antioche, probablement, ou sur d'autres avenues moins fréquentées. J'entends ta voix humaine au-delà de l'au-delà animal. Tu me demande son nom. Il s’appelle Hasard. Tu ne me crois toujours pas. C'est pourtant vrai.

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