Depuis le 22 mars dernier, ce qui n'était alors qu'une boule infinitésimale vient d'exploser dans un puissant Big-Bang libérant matière, énergie et enclenchant la machine du temps Vierzon venait de naître de l'extrême droite.
Nous sommes à l'an 1 après Y.L.R*.
Avant lui, rien n'existait, puisqu'il invente tout. Il sculpte lui-même avec ses mains, les rues, les places, les quartiers, il a inventé la tondeuse dans les cimetières, les balais dans les rues.
Vierzon n'avait jamais existé avant. Il a suffi du souffle de Y.L.R pour que les citoyens découvrent les permanences de l'édile et devant cette offrande de sa personne, deux jours jours par mois, les habitants lui sont reconnaissants de cette générosité.
D'ailleurs, les habitants eux mêmes naissent de cette matrice originelle de milliards de cellules éparpillées qui, agrégées s'émerveillent de ce que leurs yeux neufs se nourrissent. Une candeur indéfinissable les saisit et ils sont redevables de leur créateur qui inventa, pour eux, les jardinières, les jets d'eau, et même le soleil qui brille sur Vierzon.
Tout un peuple béat loue chaque jour les merveilles inventées celui qui a bien voulu descendre sur la terre vierzonnaise pour nous abreuver de ses bienfaits sans cesse renouvelés.
Chaque jour est un miracle de sécurité, de propreté, d'abondance et dans l'univers que l'on dit infini, Vierzon poursuit sa joyeuse expansion, insoumise aux limites célestes.
Elle croît avec cette puissance infernale et s'émeut avec délice des plus petits détails d'un quotidien lacté. Avant, nous n'existions pas, et nous sommes nés de sa présence. Chaque acte qu'il accomplit est une joyeuse nouveauté. Nous déjeunons avec des fourchettes et nous avons appris que l'eau servait à nous laver.
Bientôt, nous dresserons des statues devant la mairie pour que, nous, le peuple, puissions y déposer nos offrandes....
- Yannick Le Roux